En pleine réflexion sur son avenir, sa raison d’être, et peut-être sa fin, Je ne vous entends plus, on vient de me casser mes lunettes est l’invité ce soir à 19h de l’émission TAPAconnu sur Radio Nouveaux Talents.
Après une brève présentation du blog, Microcasque se fait littéralement étrier dans la joute culturo-sportive qui l’oppose au brillant journaliste des Cahiers du Football.
Une défaite dont il faudra rapidement tirer les enseignements… La rubrique « Grands classiques » reste à développer !
A moins qu’assumant l’entière responsabilité de cet échec, Microcasque se dessine un destin Jospiniste…..
Voici, en tout cas, 3 extraits du passage de Je ne vous entends plus, on vient de me casser mes lunettes sur les ondes dans l’emission TAPAconnu sur RNT.
Premier extrait :
deuxième extrait : le quizz..
Troisième extrait :
Loin des habituels talk-shows se lamentant sur le niveau de la Ligue 1 et les sempiternelles erreurs d’arbitrage, TAPAconnu s’offre une spéciale Foot décalée avec les cahiers du Foot et Jésabelle Lemonier (interviewé par Microcasque) en invités d’honneur.
Hervé Kérivel, co-anime depuis 18 ans une émission de Football sur Europe 1. Amoureux des chiffres et des anecdotes qui font l’histoire du ballon rond, il entretient avec ses auditeurs une relation privilégiée.
Les amoureux du ballon rond reconnaissent sa voix parmi des milliers. Hervé Kérivel poursuit sa 18ème saison au Multiplex d’Europe 1. Dix-huit années qu’il passe ses week-ends rue François 1er dans cette émission qui ballade les auditeurs de stades en stades pendant près de deux heures. Déclinée dans la plupart des stations généralistes, le Multiplex et ses hurlements des journalistes annonçant un but, est devenue une véritable institution radiophonique. Hervé Kérivel en est le gardien du temple. Derrière ses lunettes, sa stature voûtée et son air soucieux, il veille. Aucune statistique, aucun chiffre clés ne lui échappe. « Posez lui n’importe quelle question sur l’histoire footballistique des soixante dernières années, le nom d’un buteur, d’un dirigeant, d’un entraîneur, la minute d’un but, il est capable de vous répondre dans les trente secondes, c’est une véritable encyclopédie » raconte admiratif Laurent Luyat, son colistier, depuis 5 années, dans le Multiplex.
Un brin nasillarde et hautaine à la première écoute, la voix d’Hervé Kérivel apparaît rapidement comme celle de la sagesse, celle du « papy », surnom affectueux dont l’a affublée la rédaction d ’Europe 1. Quand les correspondants dans les stades s’excitent, grimpent dans les octaves comme des enfants sur un terrain de jeux, il reste stoïque, s’en tient aux faits, aux chiffres, à l’analyse tout en transmettant dans le micro un sourire si rare sur son visage. « Les statistiques permettent de donner une consistance, du sens et de l’ampleur aux performances sportives ».
Humour, élégance très british, ouverture, le Darren Tulett « off the record » est bien le même que derrière le petit écran. La voix anglaise la plus célèbre des bords de pelouses françaises a un parcours atypique. Arrivé sur la pointe des pieds à Canal +, il est aujourd’hui une figure bien connue du service des sports de la chaîne.
” Darren Tulett ? Connais pas… - Mais si, tu sais, l’Anglais habillé un peu bizarrement avec ses cheveux blonds coupés à la mode seventies - Ah ouii !! ” L’empreinte Darren Tulett, c’est d’abord le look. Chaque dimanche soir, sur le plateau de Canal +, l’Anglais arbore un nouveau style qu’aucun téléspectateur, même à moitié endormi dans son canapé, ne peut rater. Chemises flashies, foulards aux couleurs improbables, énorme fleur à la boutonnière : le journaliste n’a reculé devant rien. Même la tenue traditionnelle écossaise, avec le kilt à carreaux et la cornemuse, a connu son heure de gloire. S’il reconnaît que ses vêtements font partie intégrante de sa personnalité, l’intéressé tient à faire remarquer qu’il ne doit pas être réduit à son apparence. ” C’est une chance quand les gens apprécient ce que tu fais et qui tu es. Mais tu ne restes pas longtemps dans une émission juste parce que tu as un look sympa. C’est quand même ton travail qui fait la différence. ” Et Darren fait apparemment du bon boulot, puisqu’il en est à sa sixième année de présence sur le plateau de l’Equipe du dimanche.
Une place à trouver
Son arrivée dans l’émission en 2002 coïncide avec celle d’Hervé Mathoux, qui la reprend en main et en change la formule. Ce dernier tient à s’entourer de journalistes étrangers pour son tour d’horizon des championnats européens. Au départ pigiste, l’Anglais, avec son phrasé impeccable ” appris sur le tas “, devient rapidement la mascotte de l’émission dominicale. La chaîne cryptée lui permet de traiter le foot comme il l’entend. ” C’est vrai qu’il n’y a pas un autre endroit qu’ici où un Anglais avec des chemises à la con aurait pu trouver sa place “, dit-il en rigolant.
Canal + est la première expérience télé de Darren Tulett. ” C’est très différent de la presse écrite “, explique l’ancien correspondant de Bloomberg, une agence de presse américaine. ” On ne s’en rend pas forcément compte au départ, mais les places à l’antenne sont chères. Parfois, des collègues peuvent croire que tu leur voles la vedette. ” Et quand la chaîne l’embauche à plein temps et l’envoie aux bords des terrains de Ligue 1, il s’excuse presque et sent que certains journalistes le regardent du coin de l’œil. ” Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Je couvre la Ligue des Champions, la première League anglaise. Les gens savent que je suis à ma place. “
Pacemaker tenant en éveil l’automobiliste un samedi soir, sauveur lorsque le poste de télévision tombe en panne, ou tout simplement fidèle compagnon des soirées sportives, le multiplex de football à la radio fait partie du quotidien des amoureux du sport. A Europe 1, C’est Laurent Luyat et Hervé Kérivel qui animent cette émission et baladent, pendant près de deux heures, les auditeurs dans les différents stades de football de l’hexagone.
” Heureux qui comme Ulysse a traversé l’Europe et retrouve avec joie ses pénates “, l’emphase, les figures de style ne sont pas absentes du multiplex d’Europe 1 en ce vendredi 30 novembre. Après un début de semaine marqué par les coupes d’Europe, c’est sur les huit stades de France où se déroule la 17ème journée de Ligue 2 que les projecteurs sont braqués. A quelques minutes du coup d’envoi, aucun signe d’anxiété ne se lit sur les visages des journalistes et de leur réalisateur Marc Fréjean qui réalise l’émission depuis une plus d’une décennie. ” Le vendredi pour la ligue 2 c’est toujours très tranquille” lance Hervé Kérivel après avoir rappelé aux auditeurs les dernières données statistiques de la journée. ” Ce n’est pas une question de snobisme par rapport à la ligue 1, c’est surtout que le vendredi, on a beaucoup moins de données et d’infos à gérer et à donner aux auditeurs ” renchérit Laurent Luyat qui passera pourtant les deux heures d’émission à jongler entre différents écrans où tombent les résultats sportifs, les commentaires des auditeurs par SMS, et les dernières dépêches d’actualité.
” On commence à Guingamp avec Stéphane Beynié, bonsoir Stéphane “.
Le ton à l’antenne est très professionnel, la machine semble bien huilée. Les correspondants plantent le décor des rencontres en 30 secondes. Les chiffres clés (buteurs, classement) des rencontres sont donnés instantanément aux auditeurs. Et puis soudain, au milieu de nulle part, un hurlement joyeux, semblable à celui des enfants devant un cadeau, traverse les ondes :
” Buuuuuuuuuuuuuuut à Ajaccio “.
C’est le moment que l’on attend. Fan de football ou simple auditeur de passage, le cri du commentateur coupant la parole à son collègue pour annoncer un but symbolise à lui tout seul le commentaire sportif radiophonique. Comme les auditeurs sursautant devant leur poste de radio, les journalistes semblent ressentir la même excitation. D’une voix plus enjouée, Laurent Luyat demande des précisions sur le but tandis que son compère brasse ses documents pour annoncer les statistiques actualisées du buteur.
Le jeune prodige Alexandre Rodrigues da Silva dit “Pato” a fait ses débuts sous les couleurs du Milan AC ce week-end lors de la 18ème journée de Serie A. Face à Naples, le jeune attaquant a inscrit son premier but, contribuant ainsi au large succès de son équipe 5 buts à 2.
Le succès de ce jeune footballeur n’a pas échappé aux commentateurs français. Ces derniers n’ont pu résister à la tentation des jeux des mots dans une équipe qui compte un autre grand joueur au nom équivoque : KAKA. le ballon d’or 2007.
Sur le plateau de L’équipe du Dimanche sur Canal +, Hervé Mathoux a lancé les hostilités : “Pato porte mal son nom” . Toujours avide de bons mots, Darren Tulett, lui a presque aussitôt renvoyé la balle : “Pato a déjà un surnom en Italie… Pistou” (Pâtes aux Pisto « Pato-pistou).
Heureusement, Alexandre Pato n’a pas signé à Bologne….
Happés par l’événement sportif qu’ils commentent, déçus par la défaite de leur équipe nationale, les commentateurs sportifs perdent parfois leur sang froid et couvrent de reproches l’arbitre. Récit de quelques dérapages entrés dans l’histoire du journalisme sportif.
Avant d’être désormais conviés comme consultants lors des retransmissions sportives, les arbitres ont été et demeurent encore parfois les cibles favorites des journalistes sportifs. Les exemples les plus célèbres de dérapages sont à mettre à l’actif de Thierry Roland. Le journaliste aux 11 coupes du monde et au plus de 1300 matchs commentés à la télévision a fait scandale à deux reprises en s’en prenant à celui que le monde du ballon rond désigne respectueusement comme « l’homme en noir ». La première fois c’était le 9 octobre 1976 lors de Bulgarie-France à Sofia, match comptant pour les qualifications de la coupe du monde 1978 (voir vidéo ci-dessous). “Monsieur Foote, vous êtes un salaud” s’écrie Thierry Roland avec cette gouaille qui l’a rendu si populaire. La mémoire footballistique française retient cependant qu’outre le penalty qui lui valut l’insulte du journaliste français, l’arbitre écossais Ian Foote avait refusé un but à Michel Platini tout en accordant quelques instants plus tard un but litigieux aux bulgares. Cela suffisait-t-il pour réclamer, devant des millions de téléspectateurs, que “cet individu” soit jeté dans les premières geôles venues ?
8 ans plus tard, le commentateur le plus populaire de France récidive. Lors du quart de finale de la coupe du monde de 1986 entre l’Angleterre et Argentine, Diégo Maradona marque un but de la main (La fameuse main de Dieu) Furieux, Thierry Roland demande à son éternel complice : “Honnêtement, Jean-Michel Larqué, ne croyez-vous pas qu’il y a autre chose qu’un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ? ”
Connu presque exclusivement par les téléspectateurs de TLM (Télé Lyon Métropole), chaîne pour laquelle il commente les matchs de Ligue 1, Bernard Lacombe, déblatère également contre l’homme en noir. Dans l’extrait sonore ci dessous, Laurent Duhamel reçoit un concert de louanges de la part de l’ancien attaquant de l’équipe de France et actuel conseiller du président deL’Olympique Lyonnais.
Le Football est loin de faire exception en matière de dérapages de journalistes. André Garcia a commenté aux cotés de Patrick Montel les derniers championnats du monde de handball masculin en Allemagne au début de l’année 2007. Excédé par les décisions du trio arbitral lors de la demi-finale Allemagne France, il remet en cause l’impartialité des arbitres suédois….
Le phénomène ne touche pas que les sports collectifs. L’ancien patineur Philippe Candeloro a débuté sa carrière de consultant pour France Télévision en dénonçant les juges lors des JO de Turin en 2006. S’offusquant de la 4ème place du couple français en danse sur Glace, Philippe Candeloro a déclaré : “C’est scandaleux, c’est dégueulasse, on s’est encore fait couillonné là” avant d’être repris, non sans ironie, par son colistier Nelson Monfort : “gardez le fair-play qui vous caractérise Philippe”
Chauvinisme ?
Les exemples cités relèvent d’une même tendance chauvine. Les critiques des commentateurs ou consultants, qu’elles soient justifiées ou non, s’effectuent toujours lorsque l’équipe favorite (souvent l’équipe nationale) subit l’injustice (réelle ou non) perpétrée par la décision arbitrale.
A-t-on déjà entendu des commentateurs déplorer une erreur d’arbitrage avantageuse pour une équipe de France ou un sportif français ?
Les journalistes français ne se sont-ils pas fait plutôt discrets lors de l’en-avant de l’équipe de France de Rugby qui lui permet de vaincre les All Blacks lors de la dernière coupe du monde ? Bernard Lacombe juge-t-il aussi sévèrement l’arbitre lorsque l’Olympique lyonnais bénéficie de ses erreurs ? Philippe Candeloro trouvera-t-il toujours aussi “dégueulasses” les choix des juges si, de façon discutable, ils offrent un titre de champion olympique à Bryan Joubert ?
“Quand tu es une femme,
tu n’as pas le droit d’aimer le Foot,
tu dois prouver 10 fois plus que les autres”
Jézabel Lemonier est la première commentatrice de Football de la télévision française. Son premier match, le 22 août dernier sur Direct 8, est l’aboutissement d’un début de carrière dans lequel le statut de femme l’a souvent desservi.
Microcasque : Jésabelle, Vous êtes la première femme commentatrice de Football à la télévision, votre premier match le 22 août dernier, ce n’était pas votre première expérience en tant que commentatrice ?
Jésabelle Lemonier : Si, c’était la première fois qu’on me laisse commenté un match. Jamais ils ne m’auraient laissé faire ailleurs (NDLR : Jézabel est passé par Eurosport, Tps Sport, Infos sport), c’était impossible. J’ai déjà dû en faire 10 fois plus que les autres pour être journaliste sportive parce que quand tu es une femme dans ce milieu, tu dois prouver 10 fois plus que les autres. Tu n’as pas le droit d’aimer le sport, d’être passionné de Foot. J’aime le foot, je ne devrais pas avoir à me justifier.
Microcasque : Les difficultés dues à ton statut de femme ont été pesantes ?
J.L : Une anecdote résume ce sentiment. A mes débuts à TPS sport, j’ai monté pendant trois jours, un reportage sur Nicollin (NDLR : Louis Nicollin, président du club de Football de Montpellier et impliqué dans le Rugby). Je m’étais beaucoup investi dans ce sujet. C’était assez chiadé. Lorsque la rédaction le visionne, le rédac’chef dit « c’est génial » puis se retourne et demande : « qui a fait cela ? ». Une fois qu’il a vu que c’était moi, son enthousiasme est tombé et il a fini par lâcher : « oui, bon, c’est pas trop mal » !
« Je ne crois pas du tout au regard féminin sur le Foot »
Microcasque : Qu’apportent de plus les commentaires d’une femme ?
J.L : Je ne crois pas du tout au regard féminin sur le Foot. La clef du métier, pour moi, c’est d’être passionné. Si d’autres femmes arrivent aux commentaires, ce sera pour leur talent de commentatrice, leur travail, leur envie de faire ce métier et non pour introduire de la féminité dans le sport.
Commentateur du Rugby pendant plus de 30 ans, Roger Couderc a converti la France à l’Ovalie.
A l’heure où tout semble question de référencement dans Google, prêtons nous au jeu. Tapons « Rugby » dans le moteur de recherche le plus connu du monde. Dans les 85 900 000 pages recensées, aucune ne mentionne d’emblée le nom de Roger Couderc.
Pourtant, faites la même opération avec vos parents, vos grands parents, les générations qui nous précèdent, le nom de Couderc est systématiquement associé à celui du ballon ovale.
La conclusion heurtera sans doute les adeptes des nouvelles technologies : la mémoire collective a des tours que le web ignore encore.
Commentateur supporter
Célèbre pour son « allez les petits » gravé dans les couloirs du parc des princes (« Allée les petits ») et largement repris lors de la dernière coupe du monde, Roger Couderc a durant prés de 30 années commenté les matchs de Rugby à la Télévision et sur les ondes. Superposant souvent sa casquette de commentateur avec celle de supporter, le « monsieur rugby », réussissait la prouesse de réunir, derrière son accent doux du Sud Ouest de la France, les inconditionnels du sport et les novices.
A partir de la fin des années 1950, Roger Couderc commente pour l’ORTF (Radio puis télévision) tous les matchs de Rugby de l’équipe de France. En direct du stade de Colombes jusqu’en 1972, puis dans les travées du parc des princes, il convertit la France au Rugby par ses envolées lyriques et sa voix chaleureuse. Mais après mai 1968, en raison de sa proximité avec le mouvement, Roger Couderc est chassé de l’ORTF avec Raymond Marcillac, Robert Chapatte ou encore Thierry Roland. Monsieur Rugby trouve alors refuge sur la «périphérique» Europe 1. Associé à «Monsieur Drop» alias Pierre Albaladejo, ils instituent ensemble le modèle des commentateurs aujourd’hui : 1 journaliste et 1 consultant (spécialiste du sport et souvent ancien joueur). Le duo s’impose ensuite à la télévision sur Antenne 2 à partir de 1975 jusqu’au match France- Pays de Galles du 19 mars 1983. Lors du banquet d’après match, Jean Pierre Rives lui offre son maillot maculé de sang en guise d’adieu.
Aprés deux erreurs d’arbitrage consécutives lors du match de Ligue 1 Rennes-Lyon le 24/11/2007, Christophe Dugarry, ancien attaquant des bleus et désormais consultant de la chaîne cryptée, s’improvise garde des sceaux :
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