Le fabuleux destin de Éric Moussambani…..
7 11 2007
Représentant la guinée équatoriale aux JO Sydney en 2000, Eric Moussambani ne sait nager que depuis 8 mois lorsqu’il se présente aux qualifications pour le 100 m nages libre. Une dérogation du CIO, pour encourager les sportifs des pays en voie de développement, lui permet de découvrir en ce 19 septembre 2000, une piscine au format olympique…
Le rêve ne s’arrête pas là. Après les faux départs de ses concurrents, c’est sous les ovations du public australiens et les fous-rires des commentateurs que «Eric the swimmer» nage, seul, un 100 m nage libre en 1 min 52 s 72.
Après les rires des commentateurs, une seule phrase retient l’attention « c’est ça l’esprit olympique ». L’essentiel c’est de participer….
D’autres commentateurs à l’image de Michel Daloni dans Le Monde, ont profité de l’évènement pour condamner les frasques du sport de haut niveau:
“Si nous sommes devenus soudain un peu graves, un rien songeurs, un tantinet admiratifs, c’est que nous avions là, sous nos yeux rougis par quatre soirées olympiques, ce que les JO peuvent offrir de plus beau : un athlète désintéressé, sûrement pas dopé, sans espoir mais pas désespéré ; un homme donnant le meilleur de lui-même, le contraire du cynisme ; un champion à l’ancienne, c’est-à-dire, en l’occurrence, torse et jambes nus, en slip de bain. Eric Moussambani ne nous a pas fait rêver, et nous l’en remercions. Il nous a ramenés à la réalité, ce qui est une véritable performance à l’époque du tout fantasme.”
Le spectre du toquard Article paru dans Le Monde du 20.09.00







A mourir de rire les deux commentateurs…
En même temps, c’est un peu nul leurs moqueries parce que, c’est vrai, ça c’est le vrai sport, celui des puristes.
N.B: n’hésite pas à donner des nouvelles M. Vantard à l’occasion ou à passer en Alsace
Monsieur Microcasque bonsoir…
tout d’abord merci pour ce blog, qui me semble pas mal du tout!
le cas de ce nageur est assez intéressant…
Dérives du haut-niveau…
On s’extase devant les choses extraordinaires réalisées par un champion…
Je prendrai l’exemple du cyclisme, seul sport dont je peux parler légitimement… Aujourd’hui les « exploits » sportifs ne font plus rêver, ils font peur et, après stupeur et étonnement, seul le doute subsiste.
Mais d’un autre côté aujourd’hui on admire le sans grade. Une « lanterne rouge », pour un peu qu’il soit Français, est presque aussi connu du public de juillet que le porteur du maillot jaune. Cela n’est pas nouveau… L’Equipe vient de sortir un supplément « légendes » sur Jacques Anquetil. Tout le monde connait la photo prise en 1964 et la montée du Puits de Dôme où l’on voit Poulidor au coude à coude avec Anquetil.
Dans l’esprit populaire, Poulidor était le plus aimé. Ce n’était pas le premier. Il n’a pas gagné le Tour de France mais on s’en souvient plus qu’Anquetil. Il n’a joué que de malchance. On aime les destins tragiques.
Bref on admire toujours les « héros humains ». Et ce nageur, au destin incroyable, même s’il fait sourire, est un héros comme les autres. Il a marqué l’histoire des JO. On se souviendra de lui. Et cela, malheureusement, à cause du sport-spectacle et, justement, à cause de ces dérives du sport du haut niveau…
pour finir je reprendrai la même remarque que Mr Jérémy
allez, à toutes! ;0>
Evidemment cet évenement là , j’adore ! Je ne connaissais pas les commentaires : édifiant !
Tu en as d’autres ?