Une histoire d’Hiromasa Kanai( Kwengjin )-Son départ du Japon-
L’impression de ses collections ; c’est fort et sauvage comme une roche désertique, mais délicat et raffiné comme une frise de dentelle ou la tissue de Kimono japonais . La personnalité d’Hiromasa KANAI , dit aussi KJ qui vient du nom de sa marque Kwengjin , un artiste japonais , est à l’image de ses créations. Honnête, innocent, les inflexions de sa voix se font douces lors qu’il s’exprime, mais c’est une brûlante énergie qui l’anime lorsqu’il s’agit de bouger.
Parti du Japon à l’âge de 26 ans, c’est à Paris qu’il a commencé à relever le défi de sa vie de bijoutier. Heureusement, il a pu trouver un appartement dans le quartier du Marais grâce à un des ses amis déjà en France.
Miho « Pourquoi vous avez commencé à confectionner des bijoux ? »
Kwengjin En fait, ça a commencé par une histoire amusante. Quand j’avais 20ans, je regardais l’émission télé « Ohayô asahi »[1] avec ma copine de l’époque. Le présentateur a montré un prêt-à-monter de bijou en argenterie. Moi et ma copine, on a été vraiment attirés par cet appreil , donc on a décidé d’aller au magasin qu’il avait indiqué. Voilà, c’est ça , mon départ.
Miho « Ca a vraiment commencé par curiosité, n’est-pas ? Et vous continuez à en faire en dévelopant des techniques et des matériaux … »
Kwengjin Oui, tout à fait. J’ai continué à utiliser un prêt-à-monter pendant un an, mais , petit à petit, j’ai commencé à vouloir des bijoux plus proche de ceux des magasins.En lisant le guide, j’ai réussi à trouver pourquoi mes bijoux étaient différents. Tout d’abord, l’argent est très délicat , et sa surface est facile à modifier. Mon kit contennait 99.8% d’argent, mais les bijoux des magasins en contennaient normalement 92.5%. Si je voulais en faire un exactement pareil , il fallait fasse des bijoux avec la matière dés le départ.![]()
Miho « C’était donc la deuxième étape pour vous . Vous avez commencé à suivre des cours d’argenterie à Osaka, mais vous pratiquez toujours par amusement? »
Kwengjin J’était vraiment resté dans le loisir. J’ai suivi des cours pendant deux ans en travaillant pendant la semaine et , tous les samedi, j’avais des cours. Grâce à ma soeur, qui étudiait l’art, j’ai eu la chance de montrer mes objets au public. J’ai commencé à être applaudi par des gens que je ne connaissais pas.
Miho « Quand avez-vous commencé à songer à venir en France et subsister grâce à vos bijoux ? »
Kwengjin Je n’ai jamais pensé à gagner ma vie avec mes bijoux , mais puisqu’il y avait des gents qui me conseillaient d’aller plus loin que ce que j’avais fait à ce moment là,j’ai décidé de miser sur mes bijoux pour gagner ma vie.
J’ai très beau souvenir à vous raconter.Je vendais mes boucles d’oreilles et mes bagues dans un festival d’art. Tout à coup, j’ai vu une fille qui regardait et hesitait à acheter une boucle d’oreille pour lobe percé. Je lui ai dit « Ca représente une étoie filante. », et la fille m’a dit « Ah, c’est exactement ça…c’est trop joli ! Bon je la prends. J’hesitais parce que je n’ai pas encore percémes oreilles, mais je veux bien le faire pour ces bijoux »
Ca m’a beaucoup touché. Je ne savais que mes bijoux pouvaient donner du bonheur à quelqu’un. Je me disais « Si je peux gagner ma vie avec ça, ce sera tellement extraordinaire… ». C’était l’occasion de décider de prendre mon nouveau départ du Japon.
[1] « Ohayô asahi » est une emission semblable à télématin au Japon. Elle diffuse seulement dans la région du Kansai. Chaque matin, on nous donne des informations utiles et des adresses branchées.
Posted: novembre 6th, 2007 under Kwengjin ( Hiromasa Kanai ).
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