Le premier d’entre tous, Max Havelaar

Vous avez forcément déjà entendu ou vu ce nom. Max Havelaar est le leader mondial du commerce équitable. Il s’engage à respecter les principes du commerce équitable (prix, conditions de travail, relations commerciales directes, protection de l’environnement…)
A la fois association prônant le commerce équitable et label, Max Havelaar est né en 1988 au Pays Bas. Respecté ou recrié par les professionels du commerce équitable, il est un pionnier dans son genre.

Spécialisé d’abord dans le café, le label a connu le succès rapidement. Thé, chocolat, fruit frais et aujourd’hui coton, cosmétiques…(à noter, Max Havelaar ne produit pas lui même ni ne distribue et se revendique comme une association à but non lucratif).

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Aujourd’hui il est présent dans le monde entier : vendu dans 21 pays, (Europe, Etats-Unis, Mexique, Japon, Canada, Suisse), il regroupe près de 505 organisations de producteurs réparties dans 52 pays. En France le label est présent dans près de 10 000 point de vente.

Son fondateur est un prêtre-ouvrier hollandais, Francisco van der Hoff. Déjà chevalier de la Légion d’honneur, il a été promu cette année lauréat du prix Nord Sud du Conseil de l’Europe (récompense les initiatives et engagements à la cause des droits de l’Homme).

Seulement voila, le label ne fait pas l’unanimité. De plus en plus de doutes planent autour de Max Havelaar. En septembre 2007 un article du journaliste Christian Jacquiau du Monde Diplomatique rappelait une phrase de son saint fondateur: ” Nous étions et sommes toujours anticapitalistes, opposés aux transnationales ” (lire l’article “Max Havelaar ou les ambiguïté du commerce équitable”).

Alors forcément, sa présence dans des grands groupes de distribution ou son association à des marques aux objectifs très éloignés des idéaux du commerce équitable comme Mac Donald décrédibilisent sa première mission. L’entrée du coton dans ses ventes n’a fait qu’empirer les choses: le label s’est associé à Dagris, société publique française qui détient un quasi-monopole en Afrique de l’Ouest. Or elle est en cours de privatisation, ce qui provoque une polémique. Comment assurer un revenu équitable aux agriculteurs africains quand de nombreux actionnaires font pression pour augmenter les gains?
Aujourd’hui de nombreuses associations de commerce équitable mettent en cause le géant Max Havelaar. Le Monde diplomatique a publié en octobre dernier un droit de réponse à l’article de Christian Jacqueau (pour le lire, cliquer ici).

 

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Surprenant! c’est vrai que commerce équitable, privatisation et capitalisme ne semblent pas vraiment en adéquation.

Max Havelaar met plein de réponses en ligne sur la rubrique “bibliographie” de son nouveau site. A lire: “Les coulisses d’un pamphlet” la critique de la critique, par Thomas Coutrot. Edifiant: http://transformaction.free.fr/article.php3?id_article=55