Vanessa Fery: “Nos mères nous cassent les couilles, mais elles ont toujours raison”!
Vanessa Fery a la « cash attitude », c’est de famille. Sa mère le disait avant elle : « Y’a pas à tortiller du cul pour chier droit ! ». Elle le lance avec un grand sourire qui laisse entrevoir ses dents du bonheur. Petite brune de 27 ans, cheveux coupés court au carré, le regard espiègle, Vanessa Fery pétille et rit à chaque question qu’on lui pose. C’est une humoriste et ça se voit.
Mais elle ne l’a pas toujours été. Originaire de Lyon, elle a d’abord été animatrice radio après avoir obtenu une licence de journalisme « pour faire un peu plaisir » à son père. A l’époque, son professeur de presse écrite lui rappelait qu’écrire un article ça n’était pas écrire un roman…Trop de fantaisie donc, qu’elle aura tout loisir de mettre à profit par la suite. Peu de temps après, elle abandonne le journalisme pour faire des doublages de séries, de dessins animés et des publicités. Puis en vient à prendre des cours d’improvisation dans des cafés-théâtres. Après une première pièce, elle écrit le spectacle «J’aurai dû écouter ma mère » qu’elle joue en 2006 dans de grandes villes. C’est grâce à un sketch joué aux « Grosses têtes » qu’elle est repérée par Sébastien Cauet, son producteur depuis. En janvier 2007,
la Lyonnaise s’installe au théâtre des Blancs Manteaux pour y jouer ce même one-woman-show.
«Ce sont des sketches sur les relations mère-fille. Quoiqu’on fasse nos mères sont toujours là. Et elles ont beau nous casser les couilles, elles ont toujours raison! » confie l’humoriste avec un petit sourire. Vanessa Fery, elle, a d’excellent rapport avec sa mère. Elle raconte qu’elles ont un immense respect et une grande confiance l’une envers l’autre. Et voici la fille écrivant un sketch dans la cuisine, au petit déjeuner, entre les miettes de pain, le faisant lire à sa mère à l’autre bout de la table : « C’est bien ça maman ? »
Au-delà des relations mère-fille, « ce spectacle, c’est le parcours de petites nanas qui se rendent compte de pas mal de choses ». Bien évidemment les relations amoureuses, notamment les déboires féminins, y passent aussi. Là-dessus,
la Lyonnaise a une opinion bien tranchée. « Eternelle célibataire et indépendante », elle estime qu’on est trop dans l’attente de l’autre. Pour être bien à deux, il faut d’abord être bien seul. Vanessa Fery, elle, sait ce qu’elle veut et surtout, refuse qu’on lui « chie dans les bottes » ! La « cash attitude », on vous avait prévenu…