Tennis en haut lieu à Paris janvier 29 2008
Publié par Arnaud Bonnin in : Tennis pratique , ajouter 1 commentaire
Entre deux projets de lois, ces messieurs les sénateurs peuvent aller se défouler sur les courts du Jardin du Luxembourg. Six terrains de tennis en dur, à deux pas du Sénat, sont en effet accessibles à tous par l’intermédiaire du système Tennis Paris.
Ces courts de tennis municipaux sont parmi les plus prisés de la ville de Paris. Mieux vaut donc être prévoyant et réserver le terrain plusieurs jours à l’avance. Ou alors viser un créneau horaire moins convoité, par exemple le matin en semaine. Par ailleurs, il ne faut pas craindre de jouer devant un public. Les beaux jours, nombreux sont les promeneurs qui s’arrêtent, voire s’assoient à l’abri des platanes, pour observer quelques échanges.
Pour l’histoire, au début du 20ème siècle, ce que l’on nommait alors le lawn tennis (tennis sur gazon) se pratiquait déjà dans le parc du Sénat. Les pratiquants, issus de la haute-société parisienne, devaient apporter et installer eux-mêmes leur filet. Les six courts actuels sont inaugurés en 1939 par le président du Sénat de l’époque Jules Jeanneney. Mais rassurez-vous, les terrains ont été rénovés plusieurs fois depuis et demeurent, malgré quelques plaques de mousse naissantes, très agréables à fouler.
Jardin du Luxembourg, 6ème arrondissement
01 43 25 79 18
Métro : Luxembourg (RER B) / Notre Dame des Champs (ligne 12)
“La France a peur de la pratique intensive du sport” janvier 20 2008
Publié par Arnaud Bonnin in : Un peu de sérieux , ajouter 1 commentaireNous parlions récemment de Jan Silva, ce jeune Américain de 6 ans entraîné quotidiennement dans l’académie de tennis de Patrick Mouratoglou en région parisienne. Des questions se posent quant aux risques d’une pratique intensive précoce sur le développement physique et psychologique de l’enfant. Entretien avec Jean-Marc Surdeau, psychologue du sport et professeur de tennis.
Paris Smash : Que pensez-vous des débuts précoces de la pratique intensive du tennis ?
Jean-Marc Surdeau : Il est important de bien distinguer pratique loisir et pratique intensive. Faire commencer les enfants très tôt ne me semble pas un problème. A l’heure actuelle, le mini-tennis débute vers 4-5 ans. Je défends une nouvelle méthode d’enseignement développée aux Etats-Unis par l’ancien champion français Jean-Philippe Fleurian (37ème mondial en 1990, ndlr) et qui propose un démarrage ludique du tennis vers 3 ans avec un matériel, des exercices et un vocabulaire adaptés.
PS : Et en ce qui concerne la pratique intensive ?
JMS : En France, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait une réelle précocité de la pratique intensive. Les meilleurs jeunes de 5 ans suivent deux heures et demie de tennis par semaine. Ce n’est pas scandaleux. A cette fréquence, il n’y a pas de répercussions psychologiques à moins que l’environnement familial soit nocif et que l’enfant soit soumis à une pression élevée de la part de ses parents.
PS : Quel comportement les parents doivent-ils adopter ?
JMS : L’enfant doit ressentir qu’il est soutenu mais pas oppressé. L’aspect affectif est primordial pour que la pratique intensive se déroule sans encombres. Les problèmes arrivent quand les parents s’impliquent trop. Le risque de projection parentale sur l’enfant est grand.
PS : Comment faire pour que les “petits champions” gardent un équilibre sur le plan psychologique ?
JMS : L’entourage de l’enfant - parents, entraîneurs, médecins - se doit de rester très vigilant surtout au moment de l’adolescence. Il est très important que l’enfant ait d’autres centres d’intérêt que le tennis, qu’il puisse parfois changer d’air.
PS : Arrive-t’il que des jeunes trop “poussés” craquent psychologiquement ?
JMS : Les difficultés peuvent apparaitre quand un jeune qui s’est beaucoup investi et qui avait de grandes ambitions connaît ses premiers coups durs, une stagnation. L’entourage doit être présent à ce moment-là. Certains vont jusqu’à la dépression. Mais heureusement, ces cas sont extrêmement minoritaires et sont souvent liés à la personnalité du joueur.
PS : Que vous inspire le cas Jan Silva ?
JMS : C’est une exception. Evidemment, cette initiative comporte toujours un risque dans la mesure où on sort cet enfant d’un environnement standard pour un garçon de son âge. Mais Mouratoglou a le mérite de tout mettre en oeuvre pour la réussite du joueur. Culturellement, la France, contrairement aux Etats-Unis, a peur de la pratique intensive du sport.
A venir, l’interview de Serge Djama, président de la commission médicale de la Ligue de Tennis de Paris.
Guga une dernière fois janvier 14 2008
Publié par Arnaud Bonnin in : Du grand tennis , 2commentairesC’est désormais officiel, 2008 sera la dernière saison pour Gustavo Kuerten, triple vainqueur de Roland Garros, handicapé depuis 2004 par une blessure à la hanche.
L’annonce était attendue et pourtant elle est dure à entendre pour tous les fans de Gustavo Kuerten. 2008 sera une tournée d’adieux pour le tennisman brésilien, triple vainqueur de Roland Garros. Depuis 2004, la carrière de Kuerten est perturbée par une blessure récurrente à la hanche qui l’a privé de la quasi totalité des grandes compétitions internationales.
Entre Paris et Guga, l’histoire d’amour commence en 1997. Un jeune Brésilien de 20 ans, inconnu du grand public, 66ème au classement mondial débarque porte d’Auteuil. Dans une tenue bariolée inspirée du maillot de l’équipe brésilienne de football, en totale décontraction, le sourire aux lèvres, Kuerten fait vibrer le public parisien. Avec son jeu spectaculaire, il enchaîne les victoires face aux meilleurs spécialistes de terre battue (Muster, Kafelnikov) jusqu’à la finale où il exécute Sergi Bruguera, double vainqueur de l’épreuve.
Le Brésilien met du temps à digérer cette victoire. 1998 et 1999 sont deux saisons difficiles. En 2000, il retrouve de son génie sur la terre battue parisienne et remporte le tournoi en dominant en finale le Suédois Magnus Norman. En 2001, il inscrit son nom une troisième fois au palmarès de l’épreuve. A l’issue de sa finale gagnée face à l’Espagnol Alex Corretja, Guga dessine un coeur sur le court pour témoigner son attachement au public parisien.
Depuis 2001, la carrière du Brésilien est en pointillé en raison d’une blessure à la hanche, ce qui ne l’empêche pas de réaliser quelques performances comme une victoire face à Roger Federer au troisième tour de Roland Garros en 2004.
Kuerten a annoncé qu’il participerait cette année à quelques tournois, ceux qui lui tiennent particulièrement à coeur. Rélégué dans les profondeurs du classement, Guga demandera une invitation aux organisateurs de Roland Garros. Vu le pouvoir d’attraction de Guga sur le public, nul doute que ceux-ci se presseront de lui accorder.
Open Gaz de France : le retour de Mauresmo ? janvier 4 2008
Publié par Arnaud Bonnin in : Du grand tennis , 6commentairesL’Open Gaz de France 2008 se tiendra du 2 au 10 février au stade Pierre de Coubertin. Les meilleures joueuses du monde seront présentes pour succéder à la Russe Nadia Petrova, vainqueur en 2007.
Amélie Mauresmo renaîtra-t-elle à Paris ? Après une année 2007 décevante, l’ex numéro un mondiale, aujourd’hui 18ème au classement, tentera en 2008 de rejouer les premiers rôles sur le circuit.
L’Open Gaz de France est inscrit à son programme de début de saison. Le tournoi aura lieu du 2 au 10 février au stade Pierre de Coubertin à Paris. Sorte de Bercy au féminin, l’Open GDF est devenu au fil des ans une référence des tournois indoor. Cette année encore, le tableau s’annonce relevé puisque, outre Mauresmo, plusieurs des meilleures joueuses du monde ont d’ores et déjà officialisé leur venue à Paris. C’est le cas de l’Américaine Serena Williams (7ème mondiale), de la Russe Anna Chakvetadze (6ème mondiale) ou encore de la révélation française de la saison dernière, Marion Bartoli, 10ème au classement WTA.
Une tâche difficile pour Mauresmo
La tâche s’annonce donc difficile pour Amélie Mauresmo. Quel que soit son état de forme en février, sa motivation devrait être au maximum, elle qui bénéficie depuis toujours du soutien inconditionnel du public de Coubertin. Il faut dire que la Française a souvent gâté les spectateurs parisiens, remportant l’épreuve à deux reprises et disputant cinq finales. L’année dernière, Amélie Mauresmo s’est inclinée sur le fil en demi-finale face à Nadia Petrova.
Le lendemain, le bourreau de Mauresmo inscrivait son nom au palmarès de l’épreuve en dominant en trois sets la gauchère Tchèque Lucie Safarova. La Russe viendra certainement défendre son titre cette année. Mauresmo aura-t-elle droit à une revanche ?
Vous pouvez réserver vos billets : par téléphone au 0 825 811 812, sur Internet ou dans les points de vente habituels (FNAC, Virgin Mégastore, Carrefour, Auchan et le réseau France Billet)

