Visa pour l’image à Paris

30 10 2008

Visa au Grand RexExceptionnellement, Visa pour l’image quitte Perpignan pour Paris. Le 4 novembre, le plus célèbre des festivals de photojournalisme investit la salle du Grand Rex pour fêter ses 20 ans.

Une soirée exceptionnelle durant laquelle seront diffusés les 13 reportages qui ont le plus marqué les festivaliers au cours de ces deux décennies. Parmi les signatures, Paolo Pellegrin, Paul Fusco, Philip Blenkinsop ou Stanley Greene. En parallèle, plusieurs photo reportages historiques, sur mai 68, le Vietnam, ou plus récemment, les Jeux Olympiques de Pékin, seront présentés. La projection parisienne coûte 12, 70 euros.

Visa pour l’image accueille chaque année près de 150000 visiteurs et 3000 professionnels. Deux semaines en septembre pour découvrir le travail de photographes prometteurs ou aguerris. Le 20 octobre dernier, l’équipe de Visa pour l’image a même reçu un Lucie Award (le Spotlight award), un prestigieux prix photographique, pour son soutien au photojournalisme.

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Les 30 ans du Figaro Magazine au Luxembourg

6 06 2008

Pour ses trente ans, le Figaro Magazine s’expose sur les grilles du Sénat. 80 photographies qui divisent les politiques et les spectateurs (voir diaporama en fin d’article).

Le Figaro Magazine fête ses trente ans… en photo. Le supplément du Figaro, qui a publié 250 000 photographies en près de 1 500 numéros, souhaite affirmer “son goût du reportage photo et sa passion de l’actualité”, explique fièrement Cyril Drouhet, son rédacteur en chef photo.

Jusqu’au 15 juin, le Figaro Magazine expose 80 photos sur les grilles du SénatPour cela, le Figaro Magazine livre gratuitement, sur les grilles du Sénat à Paris, sa sélection des 80 clichés qui ont particulièrement marqué ces trente dernières années. Jusqu’au 15 juin 2008, un “hommage à tous les photojournalistes de courage et de talent qui, pour nos lecteurs, courent la planète à la recherche de l’image vérité”, explique Cyril Drouhet.

Concernant le choix des photographies, il ne s’agit pas forcément des photos marquantes de cette année. Mais plutôt “des images qui sont restées gravées dans notre esprit, par leur sujet, par leur beauté, par un « je ne sais quoi » qui tient au talent des photographes et à la qualité des instants fixés”.

Une exposition qui ne fait pas que des heureux. Le groupe communiste au Sénat a critiqué, le 6 mai, “un espace de publicitaire géant”. Une polémique qui parait artificielle et stérile au regard des images. Mais pour eux, “la promotion d’une seule presse, adoubée par le parti au pouvoir, est un signe inquiétant d’autoritarisme et une confirmation de volonté de réécrire l’histoire sociale et économique de l’après-guerre”.

Chez les visiteurs, les avis divergent également pour d’autres raisons. Certains sont choqués par la violence des images, d’autres la trouvent nécessaire. En tout cas, tous s’accordent sur la qualité des photographies.

Vidéo de l’exposition : les spectateurs sont divisés

Alexis JACQUET



Paris Match condamné pour des photos de Ségolène Royal

1 06 2008

L’hebdomadaire Paris Match vient d’être condamné par le TGI de Paris à verser 8000 euros de dommages et interets à Ségolène Royal, pour atteinte à la vie privée. Deux photos la montraient en train de prier dans une église.

Ségolène Royal remporte son procès contre Paris Match8000 euros, c’est le prix que va couter au magazine Paris Match, la publication de photographies de Ségolène Royal. La décision est tombée jeudi 29 mai. Le juge des référés au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, a considéré que le magazine avait bien porté “atteinte à la vie privée et au droit à l’image” de l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle, et l’a condamné à lui verser 6.000 euros de dommages et intérêts et 2.000 euros au titre des frais de justice.

La double page en question, publiée dans l’édition du 30 avril de l’hebdomadaire, la montrait de dos, agenouillée, priant dans l’église florentine du Saint-Esprit en Italie. Un texte, en regard des deux photographies, rappelait les propos de la candidate à la direction du Parti Socialiste. Elle avait critiqué les prises de position de Nicolas Sarkozy sur les questions de laïcité.

Dans son ordonnance, la juge Anne-Marie Sauteraud constate que les clichés ont été “pris à l’insu” de Ségolène Royal, et “publiés sans son consentement express”. Elle a justifié sa décision en rappelant que cette visite était “de nature exclusivement privée”, même si le magistrat note que la femme politique “a acquis une notoriété particulière” et qu’elle n’a “jamais caché être issue d’une famille catholique”.

“Il n’est pas contradictoire de défendre publiquement la laïcité, dans un contexte exclusivement politique, et de se rendre dans une église à titre strictement privé”. Autrement dit, cette information est une “atteinte à la vie privée de Ségolène Royal”, conclut l’ordonnance. La présidente de la région Poitou-Charentes a précisé qu’elle versera les indemnités à “des associations de secours à des personnes en détresse”.

Alexis JACQUET



Nouvelle édition pour le magazine Polka

21 05 2008

Le deuxième numéro du magazine Polka sera en vente dans les kiosques et les librairies spécialisées à partir du 21 mai 2008 et pendant tout l’été. Dédié au photojournalisme, la publication a été fondé en novembre dernier par Alain Genestar. A cette occasion, l’ancien patron de Paris Match nous expliquait sa démarche, sa volonté de créer une “tribune pour le photojournalisme”.

Une photo de Nachtwey, tirée du dernier Polka MagazineCette édition réunit James Nachtwey, Willy Rizzo, Eric Valli, David Alan Harvey, Don McCullin & Gilles Caron ou encore Vanessa Winship. Ainsi qu’un étonnant “dialogue photographique” Israël-Palestine entre Abir Sultan et Hatem Moussa. Tiré à 25.000 exemplaires, le magazine de 108 pages est vendu 5 euros.

Polka, c’est aussi une exposition qui propose à la vente les photos publiées, en tirages limités, du 21 mai au 14 juillet 2008. 104, rue Oberkampf, Paris 11e, dans les anciens locaux de l’agence Contact. Le lieu est ouvert tous les jours de 11h00 à 19H30 (sauf les jours fériés).

Plus d’informations sur le site de Polka Magazine.

Alexis JACQUET



Coup d’oeil de Libé chez les ados délinquants

12 05 2008

L’EPM, un “lycée entouré de murs”, selon le Garde des sceauxJulien, 16 ans, s’est suicidé le samedi 2 février. Un mois et demi après son arrivée dans l’Etablissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu (Rhône-Alpes). Le premier ouvert en France, en juin 2007. Il s’est pendu au système d’aération de sa cellule, après une première tentative ratée, une semaine avant.

Le récit des faits par LibéLyon.fr, le blog de Libération en Rhône-Alpes

“L’EPM de Meyzieu est constitué de sept unités de vie, construites autour d’un terrain de football. Dans chacune, une dizaine de cellules, une cuisine collective, une pièce avec un babyfoot recouvert d’un solide plexiglas”, détaille LibéLyon.fr, un blog développé pour Libération par ses correspondants locaux.

En gage de transparence, l’administration pénitentiaire a fait entrer quatre quotidiens nationaux dans l’une de ces prisons pour mineurs. Pour Libé, ce fut celle de Meyzieu. Visite “au pas de charge”, qui a permis à Sébastien Erome, collaborateur régulier du quotidien, de prendre les premiers clichés de ce que le Garde des sceaux, Pascal Clément, qualifie de “Lycée entouré de murs”. Un travail épuré dans un univers aseptisé.

Voir le reportage photographique dans l’EPM de Meyzieu, le 13 mars 2008

Alexis JACQUET



Robert Capa, sur France 5 le 7 avril

7 04 2008

“Soldat espagnol à l’instant précis où sa tête est atteinte par une balle”Ce soir, lundi 7 avril, à 21h40, France 5 diffuse un portrait du père de la photographie de guerre, Robert Capa.

“L’homme qui voulait croire à sa légende”, de Patrick Jeudy, dresse en 52 minutes, un portrait inattendu d’Endre Friedmann. Ce Juif d’origine hongroise qui changea de nom et tenta de coller à l’allure du reporter américain pour vendre ses photos plus facilement.

Ce photographe, surtout, qui devient une légende après la parution de son “soldat espagnol à l’instant précis où sa tête est atteinte par une balle”, cliché d’un républicain qui tombe sous le feu à Cordoue, en 1936. Ce photographe, encore, qui est le seul reporter photographe à participer à la première vague du débarquement d’Omaha Beach dont il ne reste que onze images. Ce photographe, toujours, qui fonda l’agence Magnum.

Disparu depuis plus de 50 ans, Robert Capa aura couvert cinq guerres et pris 75000 clichés. Rediffusion le mercredi 23 avril, à 1h10.

Alexis JACQUET



Paris Match interdit de procès Fourniret

5 04 2008

Le parquet général de Reims a retiré jeudi l’accréditation de Paris Match pour le procès Fourniret. L’hebdomadaire a publié un cliché du tueur présumé, prise en salle d’audience.

Le journal Paris Match s’est vu retiré, jeudi 3 avril, son accréditation pour le procès de Michel Fourniret. Une décision du parquet général de Reims, après la publication le même jour, d’une photographie du tueur en série présumé dans le box des accusés. “Ce cliché a été réalisé dans une salle d’audience et au cours d’une audience, en violation de la loi et en dépit des instructions très claires faites à l’ouverture du procès par le président”, dénonce un communiqué de la Cour d’assises des Ardennes.

Le procureur général de Reims, Eric Enquebecq, ajoute, selon l’AFP, que cette mesure rarissime répond à une “violation délibérée” des règles qui avaient été rappelées à la presse. Il précise que la décision est “sans appel”.

La journaliste de Paris Match, Delphine Byrka, est le principal suspect. Une version que dément Olivier Royant, qui s’est dit “choqué” : “Notre journaliste (…) ne peut même pas être soupçonnée d’avoir pris le cliché puisqu’elle se trouve dans la salle d’audience” alors que le cliché a été “apparemment pris dans la salle vidéo du tribunal”, explique le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire, cité par l’AFP. Le fait que la photo ait été directement prise sur un écran vidéo expliquerait sa mauvaise qualité.

La réponse d’Olivier Royant sur le site de Paris Match

“Nous n’avons pas de photographe accrédité, cette photo nous est parvenue, on la publie et en ce qui concerne l’origine de cette photo, on n’a pas à divulguer nos sources”, précise-t-il. Une enquête a été annoncée par Francis Nachbar, l’avocat général pour connaître le coupable. Car le crédit photo n’indique pas de nom.

D’après la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, tout enregistrement de son ou d’image est interdit dans l’enceinte d’un tribunal. Toute infraction est punie d’une amende de 4.500 euros. Michel Fourniret pourrait même attaquer l’hebdomadaire, pour non respect de son droit à l’image. Il avait explicitement refusé d’être pris en photo par la presse à l’ouverture de son procès. Maître Blocquaux, l’avocat de Michel Fourniret a toutefois précisé que ce n’était pas dans l’intention de son client.

Alexis JACQUET



James Nachtwey se fait tirer le portrait

26 03 2008

James Nachtwey, un “mage au carnage”.Un mage au carnage. C’est le titre du portrait que le quotidien Libération consacre au photojournaliste James Nachtwey, mercredi 26 mars. Photographe de guerre star, “qui va au front en chemise blanche, tel un apôtre”. “Rien à voir avec l’élégance. Au contraire, le blanc aveugle”, répond Nachtwey. Photographe star quand même, au point de devenir lui-même sujet de reportage, lors de la chute du World Trade Center, à New York.

Le portrait analyse les raisons de cette célébrité. Sa “quête esthétique”, sa “recherche de la perfection”. Et ce qui fait surtout l’intérêt de son travail : “Une volonté d’orchestrer le chaos” qu’il photographie, sa “compassion”, sa “générosité”, son “humanité” même. Des sentiments que “n’expriment guère ses confrères souvent bardés de cynisme”, souligne Jean-Pierre Perrin, l’auteur de l’article. “En tant que photographe, la pire des choses c’est de sentir que je profite de la tragédie de quelqu’un. Cette idée me hante”, affirme Nachtwey.

Sa “discrétion” tranche avec sa célébrité. Monument du photojournalisme, mais pour son ami, le photographe Alain Mingam, commissaire de l’exposition parisienne de Nachtwey, au Laboratoire, c’est “un puits de pudeur”.

Voir l’article complet dans Libération du mercredi 26 mars.

Alexis JACQUET



Reuters commémore l’invasion américaine en Irak

22 03 2008

L’agence Reuters livre un récit multimédia de cinq années passées au cœur du conflit irakien. Un témoignage “pour s’assurer que l’Irak n’ait pas été inutile”.

Le 20 mars 2003, les forces américaines envahissent l’Irak, pour mettre fin au règne de Saddam Hussein et empêcher l’utilisation de son supposé programme d’armement de destruction massive. Cinq ans après, le bilan est rude.

Reuters, témoin de cinq ans de guerre en Irak (Stringer/Iraq/Reuters)Pas d’armes de destruction massive. Mais 4298 morts dans la coalition menée par les États Unis, un État miné par les tensions inter-communautés, et un bourbier pour les troupes US. Aujourd’hui, 64% des Américains estiment que la guerre n’en valait pas la peine.

GI’s en feu, ciel d’apocalypse noirci par la fumée des explosions, réfugiés désorientés, opérations noyées dans le sable du désert… A l’occasion des cinq ans de l’invasion américaine en Irak, l’agence de presse britannique Reuters nous livre un récit multimédia de 4min47, composé de clichés pris au cœur du conflit irakien. Un réalisme qui fait passer les films de guerre américains pour des décors en carton-pâte.

“Pour s’assurer que l’Irak n’ait pas été inutile”. (Reuters)“Bearing witness : Five years of the Iraq war”, le site créé spécialement pour l’occasion, explique la démarche : “Pendant près de cinq années, une équipe de 100 correspondants, photographes, cameramen, a tenté de rendre compte de l’actualité dans le plus dangereux des pays pour la presse. Voici leur témoignage, pour s’assurer que l’Irak n’ait pas été inutile”.

Voir le récit multimédia, sur le site “Bearing witness : Five years of the Iraq war”

Alexis JACQUET



Severino Silva, correspondant de guerre à Rio

16 03 2008

M‘en sortir vivant, c’est la première chose à laquelle je pense”, explique, stoïque, Severino Silva. Son travail : photoreporter des favelas de Rio pour le journal O Dia. Autrement dit, correspondant de guerre en pleine guérilla urbaine.

Son gilet pare-balles équipé à chaque sortie, il photographie les territoires dominés par les gangs, les batailles rangées entre policiers et truands, ou les victimes de la drogue. Le Guardian lui a consacré un reportage de 3 minutes 40.

Alexis JACQUET

Voir le reportage que lui a consacré le Guardian

Severino Silva/O Dia