Sortie : John Bulmer à la galerie Guiraud

12 11 2008

IDÉE DE SORTIE. Au-delà des clichés revient sur les expositions à voir ou les rendez-vous à ne pas manquer. Des idées de sortie pour voir la photo plutôt que d’en parler!

John BulmerQui : John Bulmer (Hard Sixties, l’Angleterre Post-Industrielle).

Quoi : En faisant le parti-pris de l’esthétisme, mais sans délaisser la justesse, John Bulmer dresse un portrait très humain d’une Angleterre post-industrielle qu’il semble autant aimer que détester. Avec ironie mais sans délaisser les règles de la photographie sociale, il fixe les ruelles et les habitants de Manchester et des régions minières du nord de l’Angleterre. En quelques clichés, l’Anglais prouve que la photographie de presse peut être aussi belle et drôle qu’informative.

Où : A la galerie David Guiraud, 5 rue du Perche, 75003. Tél. 01 42 71 78 62.

Quand : Du 28 octobre 2008 au 20 décembre 2008. Tous les jours sauf lundi et dimanche, dans le cadre du Mois de la Photo.

Combien : Entrée libre.



Visa pour l’image à Paris

30 10 2008

Visa au Grand RexExceptionnellement, Visa pour l’image quitte Perpignan pour Paris. Le 4 novembre, le plus célèbre des festivals de photojournalisme investit la salle du Grand Rex pour fêter ses 20 ans.

Une soirée exceptionnelle durant laquelle seront diffusés les 13 reportages qui ont le plus marqué les festivaliers au cours de ces deux décennies. Parmi les signatures, Paolo Pellegrin, Paul Fusco, Philip Blenkinsop ou Stanley Greene. En parallèle, plusieurs photo reportages historiques, sur mai 68, le Vietnam, ou plus récemment, les Jeux Olympiques de Pékin, seront présentés. La projection parisienne coûte 12, 70 euros.

Visa pour l’image accueille chaque année près de 150000 visiteurs et 3000 professionnels. Deux semaines en septembre pour découvrir le travail de photographes prometteurs ou aguerris. Le 20 octobre dernier, l’équipe de Visa pour l’image a même reçu un Lucie Award (le Spotlight award), un prestigieux prix photographique, pour son soutien au photojournalisme.

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Noor, petite dernière des grandes agences

22 10 2008

VIDÉO. Jusqu’à la fin du mois d’octobre, l’exposition de l’agence Noor est visible à Bayeux, en marge du festival des correspondants de guerre. L’occasion de découvrir neuf reportages saisissants réalisés par les photographes de cette jeune agence.

Deux visas d’or, plusieurs World Press Photo et de nombreux prix. En un an, la “petite” agence Noor a fait une entrée remarquée dans le monde du photojournalisme. Et pour cause : ils ne sont que neuf photographes, mais pas des moindres.

Francesco Zizola, Stanley Greene, Youri Kozyrev ou Philip Blenkinsop, pour ne citer qu’eux, sont loin d’être des novices. Charismatiques, talentueux, connus et reconnus, ils n’ont pas tardé à imprimer le nom de leur nouvelle agence dans les pages des journaux.

Voir la vidéo de l’exposition Noor à Bayeux

Texte et vidéo : Alexis JACQUET

Chapelle de la Tapisserie, à Bayeux (Calvados). Jusqu’au 31 octobre.



VII récompensée au Prix Bayeux

12 10 2008

La quinzième édition du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre s’est terminé samedi 11 octobre. Un cru 2008 résolument tourné vers les nouvelles agences. Palmarès.

Noor, VII, les petites agences ont fait sensation à la quinzième édition du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre. Durant une semaine, l’exposition de la jeune agence Noor (Stanley Greene, Yuri Kozyrev, etc.) s’est fait remarqué par le public et les professionnels. Et samedi soir, c’est un reportage du collectif VII (James Nachtwey, Alexandra Boulat etc.) qui a été primé.

Un cliché tiré de “La vallée”, par Balazs Gardi“La vallée”, une série très esthétique réalisée fin 2007 en Afghanistan par Balazs Gardi a remporté le premier Prix photographie. Joint par téléphone, le jeune photographe hongrois de l’agence VII a expliqué son choix de travailler en noir et blanc : “Pour moi, il s’agit d’un moyen de communiquer comme un autre. Comme la couleur, mais avec plus de force et de présence”.

Le Prix du public CFJ-Groupe Caisse d’épargne a quant à lui été attribué à Yasuyoshi Chiba, de l’AFP. Le Japonais a couvert les violences post-électorales du Kenya en décembre dernier. Un sujet largement traité par les différents reportages photo en compétition.

Même pays, autre regard. Celui de Julius Mwelu, un Kenyan d’à peine 22 ans qui a reçu le Prix du jeune reporter. Grâce à un appareil photo offert par la photographe américaine Lana Wong dans le cadre du projet Shootback, en 1997, il a figé sur la pellicule les violences après les élections présidentielles, dans son tristement célèbre bidonville de Mathare à Nairobi. La photographie, “seul moyen de parler” des atrocités dont il a été témoin, et de les “partager avec le reste du monde”, comme l’a expliqué le jeune homme, arborant le t-shirt de Mwelu, sa fondation. “Et ce n’est que le début”, a-t-il lancé, levant bien haut sa récompense dorée.

Alexis JACQUET



Bollendorff a enquêté sur la Chine “à marche forcée”

14 06 2008

Paysages souillés par la pollution, conditions de travail inhumaines et désespoir des déplacés, Samuel Bollendorff a photographié les coulisses du “miracle économique chinois”. Une exposition visible à la Maison des métallos.

Mme Qi (Samuel Bollendorf)En 2007, la Chine est devenue la troisième puissance économique mondiale. Mais le “miracle économique chinois” a un prix. Cette course à la croissance est sans concession pour ceux qui la subissent. Notamment pour les 500 millions de paysans chinois, dont les trois quarts vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ils migrent à l’intérieur de leur propre pays et deviennent des “Migongs”, des ouvriers migrants sans contrat de travail et sans droits, qui aliment les mines de charbon, les grands travaux et les fabriques des multinationales.

C’est le portrait de ces “oubliés de la croissance chinoise” que dresse le photographe Samuel Bollendorf. Jusqu’au 20 juin, il expose son travail à la Maison des métallos, au cœur du quartier chinois de Paris. En novembre 2005, le photographe du collectif l’Oeil Public était l’invité d’un voyage officiel au Xingjiang. Une belle occasion de redorer le blason du pays avant les Jeux olympiques de 2008. Une visite guidée sous surveillance militaire, en présence de faux journalistes et de M. Chen Xialoin, du Bureau d’information d’Etat, venu spécialement de Pékin pour jouer les baby-sitter. Bollendorf, visa de touriste en poche, y est retourné une dizaine de fois.

Les gueules noires chinoises (Samuel Bollendorf)

Le parti pris du photographe est frappant : utiliser des témoignages, des histoires symptomatiques, pour raconter la Chine. Comme celle de M. Wang, qui a perdu une jambe à la mine. Sans indemnités, et sans travail, il survit en volant du charbon. Plus de 100 kg par jour, qu’il vend à ses voisins pour quelques euros par mois. Celle, aussi, de Mme Qi, 60 ans, qui ramasse sur la route les restes d’hydrocarbures et autres produits toxiques. Et les brûle pour se chauffer et cuisiner. Elle continue d’affirmer qu’ici, “il n’y a pas de pollution, sinon le bureau de l’environnement nous aurait prévenu”. Devant chez elle, les rues sont souillées, assombries, noircies par le charbon et le ciel est devenu opaque à cause de la pollution.

Dans ces photographies, l’expression “ateliers du monde” pour qualifier la Chine prend tout son sens. Mickey, Spiderman et Barbie sont assemblés par des millions d’ouvrières chinoises. Elles ont entre 16 et 25 ans, travaillent 12 heures par jour et 7 jours sur 7 pour 30 euros par mois. Dans les fabriques à l’alignement martial, elles suffoquent sans gants ni masque dans une chaleur étouffante et une odeur permanente de solvant et de vernis. Si elles s’évanouissent, on retient leur temps d’arrêt de travail sur leur salaire.

Chen YongZhong tient la photographie de son fils (Samuel Bollendorf)Les tirages de l’exposition ont un grain très particulier, décevant par rapport à la qualité des images et des textes. Mais les histoires racontées justifient le déplacement. “Ton fils était si mauvais que l’on a vendu ses organes”. C’est avec ces paroles que Chen YongZhong a appris la mort de son fils, lorsque la police locale est venue lui présenter la facture de 5 euros. Le prix de la balle qui a servi à le mettre à mort. Il était condamné pour avoir participé à des émeutes.

La pollution tue aussi. Certaines villes, à quelques kilomètres des futures pelouses des JO, connaissent un taux de cancer 25 fois supérieur à la normale. Li Xiadong, par exemple. Il a 6 ans et est atteint d’un cancer du sang. Il est allé jusqu’à Pékin pour porter plainte mais n’a touché que 100 euros. Pas assez pour s’offrir un traitement, ni même de l’eau minérale. Alors, lui et sa famille continuent de boire l’eau contaminée du village.

Voir le diaporama de l’exposition.

Alexis JACQUET



Les 30 ans du Figaro Magazine au Luxembourg

6 06 2008

Pour ses trente ans, le Figaro Magazine s’expose sur les grilles du Sénat. 80 photographies qui divisent les politiques et les spectateurs (voir diaporama en fin d’article).

Le Figaro Magazine fête ses trente ans… en photo. Le supplément du Figaro, qui a publié 250 000 photographies en près de 1 500 numéros, souhaite affirmer “son goût du reportage photo et sa passion de l’actualité”, explique fièrement Cyril Drouhet, son rédacteur en chef photo.

Jusqu’au 15 juin, le Figaro Magazine expose 80 photos sur les grilles du SénatPour cela, le Figaro Magazine livre gratuitement, sur les grilles du Sénat à Paris, sa sélection des 80 clichés qui ont particulièrement marqué ces trente dernières années. Jusqu’au 15 juin 2008, un “hommage à tous les photojournalistes de courage et de talent qui, pour nos lecteurs, courent la planète à la recherche de l’image vérité”, explique Cyril Drouhet.

Concernant le choix des photographies, il ne s’agit pas forcément des photos marquantes de cette année. Mais plutôt “des images qui sont restées gravées dans notre esprit, par leur sujet, par leur beauté, par un « je ne sais quoi » qui tient au talent des photographes et à la qualité des instants fixés”.

Une exposition qui ne fait pas que des heureux. Le groupe communiste au Sénat a critiqué, le 6 mai, “un espace de publicitaire géant”. Une polémique qui parait artificielle et stérile au regard des images. Mais pour eux, “la promotion d’une seule presse, adoubée par le parti au pouvoir, est un signe inquiétant d’autoritarisme et une confirmation de volonté de réécrire l’histoire sociale et économique de l’après-guerre”.

Chez les visiteurs, les avis divergent également pour d’autres raisons. Certains sont choqués par la violence des images, d’autres la trouvent nécessaire. En tout cas, tous s’accordent sur la qualité des photographies.

Vidéo de l’exposition : les spectateurs sont divisés

Alexis JACQUET



L’exposition World Press Photo à Paris

27 05 2008

L’expostion “World Press Photo” fait escale dans 40 paysC‘est le rendez-vous incontournable du photojournalisme. L’exposition des lauréats du World Press Photo, décerné en février dernier, fait escale à Paris jusqu’au 1er juin. Présentée dans plus de 40 pays, cette tournée permet comme chaque année de se rendre compte qu’au delà des premiers prix parfois consensuels, les autres marches du podium sont souvent plus audacieuses.

Petite sélection des perles du plus prestigieux des prix photojournalistiques :

  • Balazs Gardi (Hongrie, agence VII) a su saisir en cinq photographies toute la violence et la douleur du conflit afghan. Bien plus percutant que le cliché sur le même thème de l’Anglais Tim Hetherington, qui a remporté le World Press Photo.
  • Francesco Zizola a révélé à la presse italienne les bas-fonds de la Colombie, minée par la prostitution, les gangs et le trafic de drogue.
  • John Moore a immortalisé le dernier meeting de Benazir Bhutto. Quelques minutes avant que la leader de l’opposition pakistanaise ne soit assassinée. Puis quelques minutes après l’attentat. Le reportage inclut la photo, floue et mal cadrée, de l’explosion.
  • L’Anglais Platon livre un portrait terrifiant de Vladimir Poutine, froid et impassible devant l’objectif. Une image qui contraste avec les anciens artistes de cirque désuets, à qui le Polonais Rafal Milach a redonné une seconde jeunesse.
  • Brent Stirton. Collaborateur régulier du National Geographic, originaire d’Afrique du Sud, il s’est intéressé au sort des gorilles massacrés en République Démocratique du Congo, mais aussi aux ethnies de la vallée d’Omo, en Éthiopie. Il a déjà remporté cinq prix World Press photo.
  • Le Suisse Philippe Dudouit, pour le Time Magazine, qui a passé plus d’un mois en compagnie des combattants du PKK (Parti des Travailleurs Kurdes). Et notamment ses femmes, nombreuses à s’engager pour acquérir plus de liberté dans un pays dominé par un régime féodal. Une partie de son travail est visible sur son site Internet.

L’exposition World Press Photo est visible gratuitement jusqu’au 1er juin 2008, à la galerie d’Azzedine Alaïa (18 rue de la Verrerie, Paris 4e, de 12h à 19h), ensuite, elle filera à Zurich, puis à Rome et dans de nombreux autres pays. Elle reviendra à Perpignan en septembre, pour le festival Visa pour l’image.

Alexis JACQUET



Nouvelle édition pour le magazine Polka

21 05 2008

Le deuxième numéro du magazine Polka sera en vente dans les kiosques et les librairies spécialisées à partir du 21 mai 2008 et pendant tout l’été. Dédié au photojournalisme, la publication a été fondé en novembre dernier par Alain Genestar. A cette occasion, l’ancien patron de Paris Match nous expliquait sa démarche, sa volonté de créer une “tribune pour le photojournalisme”.

Une photo de Nachtwey, tirée du dernier Polka MagazineCette édition réunit James Nachtwey, Willy Rizzo, Eric Valli, David Alan Harvey, Don McCullin & Gilles Caron ou encore Vanessa Winship. Ainsi qu’un étonnant “dialogue photographique” Israël-Palestine entre Abir Sultan et Hatem Moussa. Tiré à 25.000 exemplaires, le magazine de 108 pages est vendu 5 euros.

Polka, c’est aussi une exposition qui propose à la vente les photos publiées, en tirages limités, du 21 mai au 14 juillet 2008. 104, rue Oberkampf, Paris 11e, dans les anciens locaux de l’agence Contact. Le lieu est ouvert tous les jours de 11h00 à 19H30 (sauf les jours fériés).

Plus d’informations sur le site de Polka Magazine.

Alexis JACQUET



Coup d’oeil de Libé chez les ados délinquants

12 05 2008

L’EPM, un “lycée entouré de murs”, selon le Garde des sceauxJulien, 16 ans, s’est suicidé le samedi 2 février. Un mois et demi après son arrivée dans l’Etablissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu (Rhône-Alpes). Le premier ouvert en France, en juin 2007. Il s’est pendu au système d’aération de sa cellule, après une première tentative ratée, une semaine avant.

Le récit des faits par LibéLyon.fr, le blog de Libération en Rhône-Alpes

“L’EPM de Meyzieu est constitué de sept unités de vie, construites autour d’un terrain de football. Dans chacune, une dizaine de cellules, une cuisine collective, une pièce avec un babyfoot recouvert d’un solide plexiglas”, détaille LibéLyon.fr, un blog développé pour Libération par ses correspondants locaux.

En gage de transparence, l’administration pénitentiaire a fait entrer quatre quotidiens nationaux dans l’une de ces prisons pour mineurs. Pour Libé, ce fut celle de Meyzieu. Visite “au pas de charge”, qui a permis à Sébastien Erome, collaborateur régulier du quotidien, de prendre les premiers clichés de ce que le Garde des sceaux, Pascal Clément, qualifie de “Lycée entouré de murs”. Un travail épuré dans un univers aseptisé.

Voir le reportage photographique dans l’EPM de Meyzieu, le 13 mars 2008

Alexis JACQUET



Les Américains vus par Alec Soth

4 05 2008

Exposé jusqu’au 15 juin au Jeu de Paume, Alec Soth livre une vision tendre et poétique de l’Amérique. Sans juger, ni commenter. Dans la plus pure tradition de la photographie réaliste de Walker Evans ou de Robert Frank.

Alec Soth est un doux rêveur un peu fou. Sa photographie la plus connue, celle d’un ahuri fan d’aviation, perdu dans un coin isolé du Minnesota, il la considère comme son autoportrait. Catalogué un peu rapidement parmi les photographes sociaux, il fait partie de l’agence Magnum depuis 2004. Quatre-vingt de ses photographies, notamment ses deux séries les plus connues, sont exposées à la galerie du Jeu de Paume (site Concorde), jusqu’au 15 juin 2008.

Charles, Minnesota (2002), par Alec SothLa première, Sleeping by the Mississippi (2004), est le résultat d’un road movie sans caméra. La traversée des États-Unis, sur une ligne qui va du Nord au Sud, pour “montrer l’Amérique”, dans ses paysages, ses portraits, ses intérieurs. Comme Les Américains de Robert Frank, ce travail allie le style documentaire à une sensibilité poétique. Les cheveux longs et la barbe de 30 jours, Alec Soth, chemise de bucheron canadien et accent à couper au couteau, est un cliché de l’américain moyen. Et revendique l’étiquette. Sans l’objectif de “commenter” ou de “critiquer” l’Amérique, comme on le croit souvent à tort.

La métaphore facile, le photographe suggère plutôt qu’il ne montre. A l’image de la série Dog days in Bogotá (2007), réalisée pendant les deux mois où Alec Soth séjourne en Colombie, pour adopter la petite Carmen.”Pour explorer la ville et comprendre d’où venait ma fille”, explique-t-il. Une série qui se concentre sur les chiens errants, le photographe étant “trop mal à l’aise” à l’idée de fixer les enfants de la rue.

Melissa, Niagara (2005) par Alec SothAutre série, autre lieu mythique pour les Américains : les chutes de Niagara (2006), la “capitale mondiale de la lune de miel”. Alec Soth y a passé deux années à photographier les lettres d’amour, les parkings de motel, mais surtout les couples. Ensemble puis séparément. Comme dans beaucoup de clichés du photographe, le spectateur reste frustré. Un nom, un lieu, une date, accompagnent les photos, sans jamais expliquer l’histoire de ces stars d’un jour. Donner envie de comprendre les personnes, sans se contenter de cette image furtive fixée sur la pellicule, c’est la force d’Alec Soth.

D’autres images d’Alec Soth, sur son site.

Alexis JACQUET