L’insertion par le travail, c’est aussi pour les détenus
3 04 2008
Un passage en prison se solde souvent par une deuxième peine : le chômage. Faciliter l’insertion socioprofessionnelle représente donc un enjeu pour l’administration pénitentiaire et les associations qui viennent en aide aux détenus après avoir accompli leur peine.
Le Grenelle de l’Insertion, consacre une journée spéciale de concertation sur l’insertion professionnelle des détenus. Elle aura lieu les 10 et 11 avril prochains à Toulouse, en présence du haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, de la Garde des Sceaux, Rachida Dati, et de la présidente de la Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale), Nicole Maestracci.
A cette occasion, le haut commissariat aux Solidarités actives, a mis en ligne une documentation abondante sur le travail pénitentiaire. Un dossier consacré à ce sujet sur le site du ministère de la Justice, vient d’être également mis à jour.
Plus de 15 000 détenus travaillent en prison. Certains participent au fonctionnement et à l’entretien de l’établissement, d’autres sont affectés à des tâches diverses (menuiserie, confection, imprimerie, agriculture …) organisés par les Services de l’emploi pénitentiaire en charge des prestations avec les entreprises privées. Ils perçoivent une rémunération mais ne disposent pas de contrat de travail, pratique qui instaure un “régime spécial” pour le travail pénitentiaire, en dehors du code du travail.
Catégories : Prisons






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