Réunification de la Normandie made in TF1

29 11 2007

La possible réunification de la Normandie faisait l’ouverture du 13h de TF1 (suite vraisemblablement au serment d’Epaignes), il y a un an, le 5 décembre 2006.

Jean-Pierre Pernaut parlait alors d’un “drôle de référendum envisagé en Normandie”. Le village choisi par les journalistes de TF1 était Cormeilles, qualifié de cette manière: “1 200 habitants, maisons typiques du pays d’Auge, célèbre distillerie de Calvados. Pas de doute nous sommes bien en Normandie.” Vive les clichés.

Dans ce reportage, on demandait aux passants où se situe Cormeilles. Certains répondirent Haute, d’autres Basse. Cormeilles se situant en fait dans l’Eure, donc la Haute-Normandie, “à deux pas du Calvados.”

Affirmant dans le reportage que “pour beaucoup de Normands elle (la partition en 2) n’a pas de sens”, les journalistes n’ont interrogé que des personnes favorables à la réunification. Et ont cité un sondage vieux de 6 ans: 65% des Normands se disaient alors pour la réunification de la Normandie (en 1999).

Entendre une voix discordante dans le reportage donnant ses arguments contre la réunification aurait pu être intéressant…

En ce qui concerne le choix de la capitale, c’était plus consensuel: Caen, Rouen, Le Havre et même Lisieux ont été citées.

Selon Jean-Pierre Pernaut: “Qu’ils soient Haut ou Bas, ce sont des Normands.”

Le reportage est à regarder ici même si je ne suis pas convaincue qu’il fasse avancer le débat…



Le serment d’Epaignes souffle sa première bougie

26 11 2007

Il y a un an, le 26 novembre 2006, le serment d’Epaignes était pris à… Epaignes, dans l’Eure, à l’appel d’Hervé Morin, maire de la commune, et aujourd’hui ministre de la Défense.

Ce serment était un engagement pris par des élus de Normandie (Philippe Augier, maire de Deauville, Franck Martin, vice-président du conseil général de l’Eure…) appelant à l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Normandie.

Voici des extraits du serment d’Epaignes :

” La réunification : aux Normands de décider ! Le déclin qui frappe actuellement nos deux régions n’est pas une fatalité. Si nous en avons la volonté, nous pouvons redonner à la Normandie le pouvoir régional dynamique dont elle a besoin pour mener des actions concrètes et efficaces.”

” Haute-Normandie et Basse-Normandie, ce sont deux mini régions créées artificiellement et arbitrairement par des technocrates au début des années 1950.”

” Le constat est clair : la Normandie divisée décline. Certains indicateurs sont au rouge, qu’il s’agisse de l’activité industrielle, des créations d’emplois, du chômage, de l’équipement sanitaire… Les Normands quittent leur région qui crée moins d’entreprises, connaît plus de chômage et plus d’exclusion.”

” L’unité profonde de la Normandie est évidente. La Normandie a une histoire commune, riche de plus de dix siècles, et elle est la plus ancienne des régions françaises. “

Lire la suite »



L’avis d’Alain Le Vern, président de la Haute-Normandie

25 11 2007

Alain Le Vern, président de la Haute-Normandie (photo: site du Sénat)

Alain Le Vern, président de la région Haute-Normandie, s’est exprimé dans une interview faite par Une seule Normandie, le 7 novembre dernier, sur la réunification de la Normandie.

Alain Le Vern a dit privilégier “les coopérations interrégionales”. Il a affirmé: “Depuis 2004, avec Philippe Duron nouveau président de Basse-Normandie, nous sommes allés plus loin que quiconque par le passé dans les coopérations entre Haute et Basse Normandie.” Selon lui, “dès lors qu’une approche commune et concertée entre deux collectivités apporte une plus-value aux habitants concernés sur tel ou tel secteur, il est évident que nous la mettons en Å“uvre.”

Le bilan de cette concertation est “très positif” à ses yeux. “Dans certains domaines tels que les transports par exemple, cela est un véritable succès comme en témoigne la liaison ferroviaire Rouen/Caen. Sur d’autres champs de compétence, l’expérience a montré que les particularités propres à nos deux territoires ne permettaient pas de pousser plus avant nos coopérations.”

“Il ne m’apparaît en effet pas comme une évidence que les habitants des deux régions tireraient un bénéfice certain de la fusion”

Pour autant, Alain Le Vern explique: ” Il ne m’apparaît en effet pas comme une évidence que les habitants des deux régions tireraient un bénéfice certain de la fusion. Je constate, surtout depuis les dernières lois de décentralisation, la nécessité d’une gestion de proximité au niveau des collectivités.”

Lire la suite »



2 juin 1960: Naissance de la Basse et de la Haute (Normandie)

20 11 2007

C’est le décret du 30 juin 1955, créant les régions de programme, qui est à l’origine de nos deux Normandie.

L’esprit de 1955 visait à promouvoir l’expansion économique et sociale des différentes régions. A l’époque, ce qui deviendra la Basse-Normandie comptait deux fois plus d’agriculteurs et deux fois moins d’ouvriers que la future Haute-Normandie.

Dès lors, créer deux entités distinctes paraissait s’accorder avec les caractéristiques de chaque espace (une Haute-Normandie plus urbaine et plus densément peuplée, à côté d’une Basse-Normandie plus rurale).

Le Commissariat général au Plan, assisté par des chargés de mission, s’est occupé de définir les régions. L’arrêté du 28 novembre 1956 listait 22 régions.

Une petite carte ça fait pas de mal pour visualiser les villes !

Le 2 juin 1960, un décret divisa la France en circonscriptions d’action régionale. Sont alors nées la Basse-Normandie avec le Calvados, la Manche et l’Orne et la Haute-Normandie composée de l’Eure et de la Seine-Maritime.

En 1964, ces circonscriptions d’action régionale ont été dotées d’un préfet. Le nom de région est apparu dans la loi de décentralisation de 1982 qui a fait de ces territoires de véritables collectivités territoriales, comme les départements ou les communes.

Dans un article de L’Express, Serge Antoine, le “Monsieur région” des années 50, a avoué: «Si c’était à refaire, je ne ferais qu’une seule Normandie. […] Ma seule erreur a été de croire que je mettais en place un système évolutif. J’étais convaincu, naïvement, que l’on assisterait peu à peu à des fusions de régions. Hélas, j’attends encore.»



Prix du blog d’expression locale: la Normandie bien représentée

19 11 2007

112 blogs sont en compétition pour le Prix du blog d’expression locale qui sera décerné le 7 décembre 2007 à la Halle au blé à Alençon, dans l’Orne (61).

Ce prix vise à “mettre en valeur des expériences ou des bonnes pratiques de blog d’expression locale.”

Les blogs en lice sont répartis dans cinq catégories : culture, économie locale, social et santé, tourisme et vie locale.

Les cinq prix seront attribués, à part égale, par le vote des internautes (un seul vote par ordinateur) et par le jury.

Le jury s’appuiera sur le dynamisme (un site vivant publie régulièrement), la continuité (pour éviter les sites éphémères), l’ouverture (liens avec d’autres blogs ou sites) et l’expression (possibilité d’une expression plurielle avec plusieurs auteurs) pour faire son choix.

La manifestation, libre d’accès, sera l’occasion le 7 décembre d’ateliers pratiques et de rencontres de blogueurs (14h/18h), d’une conférence-débat (18h/19h30) et de la remise des prix à 19h30.

Les internautes peuvent voter jusqu’au 30 novembre à minuit.

Prix du blog d’expression locale

De nombreux blogs ont trait à la Normandie, vous avez le choix… !

(l’ordre est totalement aléatoire)

http://normandie.canalblog.com/

http://www.havrecci.tv/

http://www.maisonbeaurevoir.blogspot.com/

http://agatheornehebdo.wordpress.com/

http://blonville.unblog.fr/

http://www.oissel.net/

http://didier-leveille.zevillage.org/

http://potcaro.spaces.live.com/

http://www.lecommercehavrais.com/

http://flers.info.free.fr/

http://leperchoir.hautetfort.com/

http://www.internet-normandie.eu/

http://artistes-sur-le-fil.artblog.fr/home/

http://www.jyvais.org/

http://www.leblogdelamenagere.info/

http://sitelancelot.free.fr/

http://www.dominotv.fr/

http://www.telestuaire.com/

http://noemiecrea.zevillage.org/

 

Pour ma part, mon vote va au blog de l’UPI (Unité pédagogique d’intégration) du lycée Saint-Exupéry d’Alençon - un blog rédigé par des adolescents en difficulté scolaire ou handicapés mentaux -



Tavidado, webzine ornais pour les ados

12 11 2007

Le Conseil général de l’Orne (61) a lancé récemment un site “Tavidado” (comprenez “Ta vie d’ado”) à l’attention des 11-15 ans.

Eh oui, l’Orne n’est pas un département où il n’y a que des champs, des pommiers et des vaches. Internet arrive aussi jusque dans le Perche ou la Suisse normande. Un exemple : Zevillage et ses télétravailleurs ruraux… mais heureux !

Le but du site Tavidado est donné sur le blog d’Alain Lambert, conseiller général de l’Orne. Tavidado doit traiter les « thèmes qui touchent les ados de près, comme leurs passions, leurs loisirs, leur quotidien, leur avenir… » Le Conseil général de l’Orne veut les aider dans « la compréhension du monde. » Vaste programme. Mais honorable intention.

Tavidado

Le site est divisé en rubriques : la présentation de métiers (bien utile pour tous ceux qui sont perdus dans leur orientation), les bons plans de sorties, des dossiers spécifiques (en ce moment : manger équilibré) mais aussi une rubrique interactive : les coups de cœur des ados.

Par contre, à modifier au plus vite : les vidéos (et le son sur la page d’accueil) qui se déclenchent dès qu’on arrive sur les pages. Ca devient vite énervant !

Autre bémol : les ados doivent envoyer un mail pour s’exprimer. Habitués aux blogs et à l’immédiateté des commentaires, ils seront peut-être déçus du « contrôle » exercé par le webmaster.

Pour ce qui est de l’allure du site : c’est d’jeuns, attractif (le site propose des vidéos) et ça traite de sujets proches des préoccupations des ados.

Le site (institutionnel ne l’oublions pas) permet aussi de faire passer des messages forts tel que la dangerosité du jeu du foulard.

Avis aux ados de toute l’Orne : rendez-vous sur Tavidado ! Appropriez-vous cet outil d’expression!



Pas de jaloux!

9 11 2007

C’est officiel : Caen et Rouen feront partie de la prochaine édition Villes de France du Monopoly qui sortira en mars 2008.

La capitale bas-normande est arrivée 4e et prendra la place de l’avenue Foch. Rouen, elle, est arrivée 15e et sera à la place de la rue de Paradis.

Voici le trio gagnant: Dunkerque, Reims et Perpignan.

La polémique qui entoure l’éviction de Montcuq (le bastion humoristique du Lot aura son Monopoly spécifique) montre bien que la consultation des internautes s’arrête là où l’intérêt commercial de Monopoly commence.

Yves Cognard, directeur du marketing de Hasbro France, a déclaré à l’AFP : “Nous avons bien joué le jeu du web participatif en nous pliant à l’humour des blogueurs mais nous maintenons notre cap d’éditeur qui est de développer des produits qui correspondent à une attente commerciale“. (Montcuq a obtenu 52.879 voix, Dunkerque 30.640)

Soit. Pour dire son mécontentement il ne reste plus qu’à acheter massivement l’édition de Montcuq.

En Normandie, on évite le “scandale” : les 2 capitales sont présentes.

Pas de jaloux !!

Même si certains regrettent que Le Havre n’ait pas été retenu… Soyons fair-play: 2 villes sur 22 c’est déjà bien!

Juste pour le plaisir: l’instant de gloire de Montcuq



Retour en Normandie

6 11 2007

Pour être exacte, ce serait plutôt Retour en Basse-Normandie (que les pro réunification ne montent pas sur leurs grands chevaux, c’est une boutade) mais avouons que pour un titre de film ça faisait un peu long…

Retour en Normandie est un film de Nicolas Philibert sorti le 3 octobre dernier.

En 1975, le jeune Nicolas était assistant sur le film de René Allio: Moi, Pierre Rivière… qui racontait alors l’histoire d’un fait-divers survenu dans le bocage normand en 1835: un jeune homme avait égorgé à coups de serpe des membres de sa famille. On a connu plus drôle…

L’originalité est que la plupart des rôles avaient été confiés à des paysans du coin. Des inconnus qui se sont retrouvés à apprendre leurs textes entre deux cours au lycée ou deux traites des vaches.

Depuis, 30 ans se sont écoulés.

Mais Nicolas Philibert n’a rien oublié de cette expérience marquante. Et surtout pas “ces acteurs d’un jour” ou plutôt d’un film. Il est revenu les voir, les questionner… Et les filmer.

Voici la bande-annonce de Retour en Normandie. Plus d’infos sur allociné.

Cet été, j’ai assisté en tant que journaliste à l’avant-première du film à Flers. Les acteurs et Nicolas Philibert étaient présents. Mon article paru dans Ouest-France est à lire ici.

Ce film m’a beaucoup touché. J’y ai retrouvé des lieux, des parlers, des gestes qui me sont familiers. Alors oui, je le conseille. Même si je ne sais pas comment on peut le ressentir lorsqu’on ne connaît pas ces paysages et ces hommes (et femmes).

Et vous, l’avez-vous vu? Quand avez-vous pensé?



Martine et la Normandie, ça vous inspire?

4 11 2007

J’ai craqué pour le site http://martine.logeek.com qui propose aux internautes de créer leurs couvertures de Martine.

Si vous êtes inspirés par Martine et la Normandie, postez vos couvertures en commentaires!

Un peu d’humour ça ne fait pas de mal!

Martine cherche la Normandie

J’aurais pu mettre aussi: “Maîtresse pourquoi y a deux Normandie?”



“Je viens de Normandie”

4 11 2007

Pour beaucoup de Français, la Normandie est une région. Les Normands eux-mêmes ne prennent pas toujours la peine de spécifier de quelle Normandie ils sont originaires.

Et pour cause, lorsqu’on voyage un peu en France (à l’étranger c’est inévitable) on commence souvent par dire qu’on vient de Normandie. Et si les yeux de l’autre « s’allument » (signe qu’il voit à peu près où cela se trouve) on peut s’aventurer à préciser : « Basse » ou « Haute » et même à spécifier son département.

Le mien, l’Orne, génère souvent la même réponse : « Heu, je ne connais pas…Je ne savais même pas que ça existait. »

On s’y fait.

Et c’est pour ça qu’on commence par dire : « Je viens de Normandie ».

Pour tout avouer, il y a encore quelques années, je ne pouvais même pas citer les 2 départements de Haute-Normandie (à savoir la Seine-Maritime et l’Eure). Comme quoi il y a encore du chemin à faire pour que tous les petits Normands sachent les noms des cinq départements.

L’astuce, ensuite, lorsque l’autre ne situe pas bien la Normandie est la phrase suprême: « Les plages du débarquement ». Et là, oh miracle, les gens peuvent se raccrocher à un élément connu.

C’était juste pour dire que, Normands, on a tous vécu ça : voir que sa région ou son département ne dit absolument rien à son interlocuteur.

Sauf bien sûr lorsqu’il répond : « Mais oui le Camembert et les vaches ! » Ou pour les Parisiens : « Ah, Deauville… »

Auteur befe (www.flickr.com)

Auteur de la photo befe sur Flickr