Nous sommes 3 268 000 Normands !

15 01 2008

L’Insee a rendu public ce matin les résultats nationaux des enquêtes de recensement de 2004 à 2007.

Au 1er janvier 2008, il y avait environ 63 800 000 Français. Et parmi eux, 3 268 000 Normands. On peut souligner, pour le clin d’oeil, que nous sommes plus nombreux que les Bretons qui sont “seulement” 3 103 000…

Reste que pour obtenir le chiffre de 3 268 000 Normands, il faut ajouter les données de la Basse et de la Haute-Normandie.

1 453 000 Normands vivent en Basse-Normandie et 1 815 000 en Haute-Normandie.

Voici les départements dans l’ordre “gagnant”

Seine-Maritime: 1 245 500

Calvados: 666 500

Eure: 565 500

Manche: 489 500

Orne: 293 000

Au delà de ces chiffres, l’étude de l’Insee est très intéressante, fouinez dans les tableaux Excel et les “camemberts”, vous apprendrez plein de choses!

Par exemple, le taux de chômage s’élève à 11,2 % en Basse-Normandie et 12,3 % en Haute-Normandie. La moyenne nationale étant de 12,2 %. Pour comparer, dans le Languedoc-Roussillon le taux s’élève à 16 % (!) contre 9,3 % dans le Limousin.

Nos amis les Bretons (cette fois-ci) sont meilleurs que nous: seulement 9,5 % de chômage. Allez les Normands, on se réveille!



Réunification de la Normandie made in TF1

29 11 2007

La possible réunification de la Normandie faisait l’ouverture du 13h de TF1 (suite vraisemblablement au serment d’Epaignes), il y a un an, le 5 décembre 2006.

Jean-Pierre Pernaut parlait alors d’un “drôle de référendum envisagé en Normandie”. Le village choisi par les journalistes de TF1 était Cormeilles, qualifié de cette manière: “1 200 habitants, maisons typiques du pays d’Auge, célèbre distillerie de Calvados. Pas de doute nous sommes bien en Normandie.” Vive les clichés.

Dans ce reportage, on demandait aux passants où se situe Cormeilles. Certains répondirent Haute, d’autres Basse. Cormeilles se situant en fait dans l’Eure, donc la Haute-Normandie, “à deux pas du Calvados.”

Affirmant dans le reportage que “pour beaucoup de Normands elle (la partition en 2) n’a pas de sens”, les journalistes n’ont interrogé que des personnes favorables à la réunification. Et ont cité un sondage vieux de 6 ans: 65% des Normands se disaient alors pour la réunification de la Normandie (en 1999).

Entendre une voix discordante dans le reportage donnant ses arguments contre la réunification aurait pu être intéressant…

En ce qui concerne le choix de la capitale, c’était plus consensuel: Caen, Rouen, Le Havre et même Lisieux ont été citées.

Selon Jean-Pierre Pernaut: “Qu’ils soient Haut ou Bas, ce sont des Normands.”

Le reportage est à regarder ici même si je ne suis pas convaincue qu’il fasse avancer le débat…



Le serment d’Epaignes souffle sa première bougie

26 11 2007

Il y a un an, le 26 novembre 2006, le serment d’Epaignes était pris à… Epaignes, dans l’Eure, à l’appel d’Hervé Morin, maire de la commune, et aujourd’hui ministre de la Défense.

Ce serment était un engagement pris par des élus de Normandie (Philippe Augier, maire de Deauville, Franck Martin, vice-président du conseil général de l’Eure…) appelant à l’organisation d’un référendum sur la réunification de la Normandie.

Voici des extraits du serment d’Epaignes :

” La réunification : aux Normands de décider ! Le déclin qui frappe actuellement nos deux régions n’est pas une fatalité. Si nous en avons la volonté, nous pouvons redonner à la Normandie le pouvoir régional dynamique dont elle a besoin pour mener des actions concrètes et efficaces.”

” Haute-Normandie et Basse-Normandie, ce sont deux mini régions créées artificiellement et arbitrairement par des technocrates au début des années 1950.”

” Le constat est clair : la Normandie divisée décline. Certains indicateurs sont au rouge, qu’il s’agisse de l’activité industrielle, des créations d’emplois, du chômage, de l’équipement sanitaire… Les Normands quittent leur région qui crée moins d’entreprises, connaît plus de chômage et plus d’exclusion.”

” L’unité profonde de la Normandie est évidente. La Normandie a une histoire commune, riche de plus de dix siècles, et elle est la plus ancienne des régions françaises. “

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2 juin 1960: Naissance de la Basse et de la Haute (Normandie)

20 11 2007

C’est le décret du 30 juin 1955, créant les régions de programme, qui est à l’origine de nos deux Normandie.

L’esprit de 1955 visait à promouvoir l’expansion économique et sociale des différentes régions. A l’époque, ce qui deviendra la Basse-Normandie comptait deux fois plus d’agriculteurs et deux fois moins d’ouvriers que la future Haute-Normandie.

Dès lors, créer deux entités distinctes paraissait s’accorder avec les caractéristiques de chaque espace (une Haute-Normandie plus urbaine et plus densément peuplée, à côté d’une Basse-Normandie plus rurale).

Le Commissariat général au Plan, assisté par des chargés de mission, s’est occupé de définir les régions. L’arrêté du 28 novembre 1956 listait 22 régions.

Une petite carte ça fait pas de mal pour visualiser les villes !

Le 2 juin 1960, un décret divisa la France en circonscriptions d’action régionale. Sont alors nées la Basse-Normandie avec le Calvados, la Manche et l’Orne et la Haute-Normandie composée de l’Eure et de la Seine-Maritime.

En 1964, ces circonscriptions d’action régionale ont été dotées d’un préfet. Le nom de région est apparu dans la loi de décentralisation de 1982 qui a fait de ces territoires de véritables collectivités territoriales, comme les départements ou les communes.

Dans un article de L’Express, Serge Antoine, le “Monsieur région” des années 50, a avoué: «Si c’était à refaire, je ne ferais qu’une seule Normandie. […] Ma seule erreur a été de croire que je mettais en place un système évolutif. J’étais convaincu, naïvement, que l’on assisterait peu à peu à des fusions de régions. Hélas, j’attends encore.»