Tout le monde parle des produits bio…
S’il a émergé en France dans les années 1950, le bio n’a jamais connu une telle croissance, un tel boom qu’actuellement. Consommateurs, agriculteurs, grandes surfaces, restaurants, tous s’emparent de cette nouvelle tendance. 23% des Français ont choisi d’acheter des produits bio au moins une fois par semaine et sont prêts à payer jusqu’à 25% plus cher certains articles. Les hommes politiques se mettent eux aussi à promouvoir l’agriculture biologique, sous couvert de participer à la protection de notre environnement. Nicolas Sarkozy, le Président de la République, s’est engagé le 25 octobre dernier à soutenir et à développer le bio, dans ses conclusions du Grenelle de l’environnement.
Toutefois, si le nombre d’exploitations biologiques françaises repart à la hausse, elles ne représentent actuellement que 2,1% de la surface agricole. Le groupe de travail du Grenelle de l’environnement, chargé de réfléchir au développement de l’agriculture biologique, a constaté que la consommation des produits bio augmentait plus vite que la production. La France se voit contrainte d’importer de plus en plus puisque le marché progresse de 10% par an.
Pour répondre à la demande croissante des consommateurs, N. Sarkozy a pris acte des propositions de la table ronde du Grenelle de l’environnement. Les cultures bio devront représenter en 2010 6% de la surface agricole utile (SAU), pour atteindre progressivement l’objectif de 20% à l’horizon 2020. Le Président s’est également engagé “à ce que toutes les cantines publiques proposent au moins une fois par semaine un repas issu de l’agriculture biologique”. En 2012, les produits bio devront représenter 20% des commandes publiques et 20% dans la restauration collective.
Le bio est-il appelé à devenir un véritable mode de vie? Beaucoup de consommateurs, de curieux, d’intéressés doivent s’interroger actuellement. Tout le monde en parle, mais combien sont ceux qui savent réellement ce qu’est un produit bio?
L’agriculture biologique est “un mode de production agricole exempt de produits chimiques de synthèse”, selon la définition du ministère de l’Agriculture. Cela signifie qu’engrais chimiques, pesticides, herbicides, OGM (Organismes génétiquement modifiés) sont bannis des cultures biologiques. Les résidus chimiques sont absents des fruits et légumes bio, et les animaux sont nourris avec des aliments qui sont à 90% d’origine biologique (herbe, foin, céréales, etc.). Le label AB, propriété du ministère de l’Agriculture, est une garantie pour le consommateur. Il certifie que l’agriculteur biologique a été contrôlé par un organisme indépendant, garant du respect des techniques bio.
Face à ces garanties de qualité, beaucoup tentent de s’emparer de ce nouveau marché en pleine explosion. Lire sur un emballage les mots “authentique”, “naturel” ou “du terroir” ne garantit en aucun cas l’origine biologique des produits. Comment alors reconnaître le “vrai” bio du “faux”? C’est ce que je tenterai de découvrir au fil des semaines.
Vu les prix j’ai tendance à ne pas “tenter” les produits bio, sauf quand c’est du chocolat bien sûr!
Commentaire par Mélinda — novembre 5, 2007 @ 10:11