… la mort d’un supporter du PSG November 26, 2007
Posted by carole in : Société , add a commentC’était il y a un an, le 23 novembre 2006. Julien Quemener, supporter parisien de 25 ans, trouvait la mort non loin de la Porte de Saint-Cloud, mortellement blessé par Antoine Granomort, un gardien de la paix faction. Tandis qu’il protégeait un autre supporter, un jeune juif, (soir de défaite du PSG face à l’Hapoël Tel-Aviv) qui était pris à partie par une foule de jeunes supporters, le policier avait ouvert le feu .
Un an après, la famille du Boulogne Boy et ses proches ont organisés une marche silencieuse aux abords du Parc des Princes. Près de 1200 personnes y ont participé, selon la préfecture de police. Antoine Gramonort qui a toujours plaidé la légitime défense, a été radié des forces de police, et la sécurité du Parc des Princes a été renforcée.
Après avoir fermé pendant deux mois la partie basse de la tribune de Boulogne, les pouvoirs publics ont prononcé près de 350 interdictions de stade, dont la durée pourrait allongée. Chaque abonné au Parc des Princes est désormais fiché : son nom et sa photo figurent sur sa carte. La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie souhaite même créer un fichier national des interdits de stade. Des tourniquets ont été installés à l’entrée du stade pour renforcer le contrôle et la vidéosurveillance à été augmentée avec 50 nouvelles caméras « High-Tech ». Et le PSG envisage l’implantation d’une vidéosurveillance biométrique, avec reconnaissance faciale.
Bref, un arsenal de dissuasion dont Jean-Philippe d’Hallivillée, le Monsieur Sécurité du PSG se félicite : « Au niveau du contrôle d’accès, on est à 90 voire 95 % d’efficacité ». En 2007, 69 incidents ont été déplorés dans les tribunes du club parisien, soit le plus grand nombre d’actes de violence enregistrés par les autorités.
… la victoire des Démocrates au Congrès November 12, 2007
Posted by carole in : Politique , add a commentC’était il y a un an, le 7 novembre 2006. Le parti démocrate américain remportait les élections de mi-mandat et prenait ainsi le contrôle des deux chambres, une première depuis 1994. Une victoire largement fondée sur le mécontentement général d’une guerre en Irak qui n’en finit pas. Avec cette renaissance des démocrates, ressurgissait aussi l’espoir de fixer enfin une date butoir au retrait progressif des soldats américains envoyés en terre irakienne.
Un an après, rien a changé. Les Démocrates ont non seulement échoué à imposer un calendrier de retrait des troupes américaines, mais ont adopté en mai un nouveau financement de 100 milliards de dollars supplémentaires pour la guerre en Irak et en Afghanistan, la première consommant la plupart des budgets depuis 2003.
Sur le banc des accusés, d’abord, la division des Démocrates. Entre un retrait progressif ou total, ou même un retrait tout court, leur cœur balance. Si tous critiquent la politique menée par l’administration Bush, eux ne proposent aucune solution. En octobre 2007, on comptait encore plus de 160 000 soldats américains.
Un manque de position claire qui peut jouer en leur faveur puisque contraints par le calendrier 2008 (les élections présidentielles de novembre), les Démocrates préfèrent laisser Bush prendre les mauvaises décisions et la responsabilité de l’échec de cette guerre.
Sur le terrain, le bilan est affligeant. Le bilan des morts fait de 2007 l’année la plus meurtrière pour le camp américain. Du côté irakien, les chiffres sont apocalyptiques. Les Irakiens vivent leur quatrième année de guerre et malgré les fragiles institutions mises en place, la violence quotidienne durcit les conflits interconfessionnels. De leur côté, les Nations unies font état de plus de 4 millions de personnes déplacées.
Mais les Américains semblent avoir compris que la solution ne viendrait pas d’en haut. 68% pensent que ce sont les chefs militaires qui sont les plus à même de trouver une solution au conflit irakien. Le Congrès ne récolte la confiance que de 21% des sondés, l’administration Bush…5%.