Le président Abdoulaye Wade est arrivé à Paris le 4 décembre pour une visite de quelques jours, avant de se rendre au Portugal pour assister au sommet Europe Afrique les 8 et 9 décembre. Dès son arrivée à Paris, le chef de l’Etat sénégalais a pris part au « Talk de Paris » émission animé par Ulysse Gosset sur France 24. L’émission sera diffusée le jeudi 6 décembre à 23h 10 et rediffusée vendredi 7 à 18h 10 GMT.

Au cours de cette émission le président Wade a abordé plusieurs questions, notamment celle de sa succession qui soulève beaucoup de conjectures au Sénégal. A qui veut l’entendre, le président Wade lance qu’il n’a « pas de dauphin » pour lui succéder à la tête de Sénégal et « il n’est pas pour » que son fils Karim Wade lui succède. Cette déclaration a le mérite d’être claire. Pour le reste, on attend de voir, surtout que pour l’instant son fils n’occupe aucune fonction susceptible d’en faire un dauphin constitutionnel. De plus, le président Abdoulaye Wade a ajouté : « Je ne mettrai pas quelqu’un (au pouvoir), Le moment venu j’organiserai des élections libres et que le meilleur gagne ! ».

Les rapports avec l’opposition ont également été abordés. Sur cette question, le président annonce la tenue d’une prochaine consultation avec l’opposition, qui avait crié à la fraude après les présidentielles de février 2007 remportées par Wade au premier tour. À l’issue de cette victoire « suspecte » le président na reçu aucune félicitation de la part de ses adversaires. Ce comportement l’avait irrité et conduit à ignorer l’opposition, d’où la dégradation des rapports.

Répondant à la question de Madiambal Diagne (dirpub du Quotidien) sur la santé du président, Abdoulaye Wade a affirmé qu’il « se porte bien ! Les Sénégalais le voient tous les jours et il n’y a pas de meilleur bulletin de santé». Il s’est dit par ailleurs prêt à rendre public régulièrement son bulletin de santé et même à aller voir un médecin choisi par ses détracteurs. « Je me porte très bien. Je n’ai pas de diabète, pas de mal de cerveau, pas de cholestérol… », a- t-il conclut.