Par Lei Gong et Constance Molle-Proudhon
“Alexandrie, Alexandra!” L’ambiance était à la fête samedi au marché de la Plaine Saint-Denis. Pourtant, la dizaine de femmes installées derrière un petit stand à l’entrée du marché venait mener un combat important : celui du pouvoir d’achat.
Leur association, “Plaine de Femmes”, s’est battue au côté du conseil de quartier pour obtenir l’ouverture de ce petit marché, en septembre dernier. Mais dès leur installation, les commerçants ont affiché des prix relativement élevés.
En cause, selon les femmes de l’association, l’image du quartier qui commence à changer. Avec l’implantation de grandes entreprises, et l’arrivée d’une nouvelle population qui ne peut s’installer à Paris et se rabat sur Saint-Denis, la Plaine passe désormais pour un quartier “aisé”. Mais la réalité est tout autre.
A l’heure où le président Sarkozy tente de rassurer les Français sur le pouvoir d’achat, Françoise, Suzanna, Fatima et les autres ont lancé une pétition. Particulièrement adressée au gérant du Franprix voisin, qui pratique des prix “excessifs”. Selon Fatima, les tomates y coûte plus de 4 euros le kilo !
Le groupe de femmes a entamé ce week-end des discussions avec chacun des commerçants du marché, pour les convaincre de baisser leurs prix. Avec plus ou moins de succès.

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