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Les enjeux

Le chanceux de la rue de Toul

Mourad Sadali, carrossier à Saint-DenisA 50 mètres de l’ANPE de Saint-Denis, Mourad Sadali, en France depuis sept ans, rentre des BMW et autres voitures au capot défoncé dans un vaste garage. Son travail de carrossier, il l’a trouvé un peu par hasard, chemin faisant. “Au début, je cherchais partout, et puis un jour, en allant à l’ANPE, j’ai vu un mec avec qui j’avais travaillé à Saint-Ouen”, raconte-t-il. “Je me suis arrêté devant le garage pour lui dire bonjour, et lui ai demandé s’il avait besoin de quelqu’un. Le patron était à la fenêtre. Il m’a dit d’entrer : un vrai coup de chance !” Après sept mois de chômage, Mourad Sadali a été rapidement embauché, au bout de quelques jours d’essai. Pour lui, la méthode du pt’it bonheur la chance a payé : “Quand on voit un garagiste, on rentre, on laisse ses coordonnées : à partir du moment où on a besoin de manger, on est bien obligé de travailler!”. Sourire en coin, ce Dionysien n’est pas prêt à laisser tomber son emploi trouvé comme ça, au coin de la rue.

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