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Les enjeux

Chronique d’un relogement ordinaire

Autour du stade de France, Saint Denis change de visage. Les résidences bourgeonnent, les habitations insalubres sont rasées. La mairie et la communauté d’agglomération veulent reconstruire des logements décents. Les habitants, eux, sont priés de partir. Mohamed ne veut pas, sa voisine Madame Foulon n’attend que ça…
Les bulldozers ne sont jamais venus déloger les locataires. La Communauté d’agglomération de Plaine commune a racheté les lieux en 2006, et la démolition était prévue l’été dernier. Une famille avec sept enfants, deux frères, un homme seul habitent ici aux côtés de Madame Foulon et Mohamed Layadi. Mohamed ne veut pas s’en aller, surtout pour un studio dans une barre HLM. Il a fait des travaux. Ici, c’est chez lui, il s’y sent bien et ne sait pas ce que l’avenir lui réserve.


106, rue Danielle Casanova
envoyé par saintdenisblog



Logement insalubre à Saint-Denis Madame Foulon, 62 ans, est la voisine de Mohamed.
Elle habite au rez-de-chaussée avec son mari et sa fille depuis 10 ans. “Moi, je suis contente de partir. C’est trop humide ici. Ma fille a attrapé de l’asthme, mon mari a la tuberculose.” Mohamed nous entraîne à l’étage. Au plafond, des lambeaux. Au mur, les fissures causées par la démolition de l’immeuble voisin balafrent le compteur électrique dénudé. “Ma fille de 20 ans est aide-soignante. Mais elle n’ose pas ramener ses copines ici, même pour son anniversaire. Elle a honte.” 40 mètres carré pour trois. Pour les Foulon, les démolisseurs se font attendre.



Selon eux, la communauté d’agglomération de Plaine Commune leur réclame à tous un loyer depuis 2006.


Par Mathieu Grégoire et Julien Dupont

Discussion

Un commentaire pour “Chronique d’un relogement ordinaire”

  1. c’est cho !

    Posté par Nicolas | 3 février, 2008, 16:32

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