Trois raisons pour relire efficacement une publication

Techniques de relecture et correction
[vc_row][vc_column][dt_gap height= »20″][dt_quote font_size= »normal »]Anne Beaumond formation

Anne Beaumond . De formation scientifique – ingénieure agronome et docteure en économie et sociologie rurales – Anne Beaumond a une première expérience professionnelle dans la recherche, à l’étranger. Sa passion pour la littérature et la langue la conduit à choisir le métier de journaliste et plus particulièrement celui de secrétaire de rédaction. Elle travaille dans différents groupes de presse et dans l’édition, et depuis 1999, elle est également formatrice au CFPJ. Elle encadre des formations professionnelles de journalistes ou de communicants sur la relecture-correction, l’orthographe et la grammaire, le secrétariat de rédaction, le rewriting, l’editing, ainsi que des formations inter et intra-entreprises sur les techniques rédactionnelles et éditoriales adaptées aux écrits professionnels.[/dt_quote][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]Relire une lettre, un mail ou un rapport avant de l’envoyer à son destinataire, et a fortiori une publication print ou web qui s’adresse à un grand nombre de lecteurs, est absolument nécessaire : on ne peut, comme dans une communication orale, rectifier ou préciser ses propos face à la réaction de son interlocuteur. La majorité des erreurs laissées dans un écrit sont des fautes d’inattention. Trois niveaux de relecture ne sont pas de trop.

 

  • Sur le fond, pour vérifier si le document – chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe – est cohérent et compréhensible.
  • En détail, pour corriger les fautes grammaticales et orthographiques, pour veiller au bon usage de la ponctuation, pour unifier l’emploi des majuscules, l’écriture des nombres, des sigles et abréviations… N’oublions pas que l’orthographe est la politesse de la langue !
  • De loin, pour apprécier la mise en forme, la présentation : a-t-on envie de lire ce document ? Respecte-t-il les codes de la charte graphique ?

 

En tant que journaliste-secrétaire de rédaction, je corrige et édite des textes publiés dans différents supports. J’ai donc l’habitude d’appliquer le code typographique (qui comme la langue évolue) ou la charte rédactionnelle spécifique à un journal et à un lectorat. J’ai également repéré un certain nombre de fautes récurrentes, des mots qui montrent la nécessité d’utiliser un dictionnaire et des cas où la logique évite de se tromper. Mais attention, forme et fond étant indissociables, le secrétaire de rédaction doit aussi être attentif au choix des mots, à la construction des phrases et des paragraphes, vérifier certaines informations et intervenir au niveau de la mise en forme finale.

 

1 – Le code typographique définit l’emploi des majuscules, l’utilisation de l’italique, l’écriture des nombres, des sigles et des abréviations, et certaines règles de composition. Les professionnels de l’édition mettent en œuvre le code typographique, en l’adaptant parfois : ils créent alors une charte typographique interne. L’essentiel est d’écrire toujours les mêmes mots ou les mots de même valeur de la même façon. Le code typographique existe, tout comme l’orthographe et la grammaire, pour faciliter la lecture et pour préciser au lecteur le sens que l’on donne à un mot.

 

2 – La clarté d’une communication écrite dépend en grande partie du bon usage de l’orthographe, de la grammaire et de la ponctuation. Comprendre la logique de la langue permet de transmettre avec précision ce que l’on veut dire. Les règles orthographiques et grammaticales, fruits d’une longue histoire, sont complexes, mais c’est cette complexité qui fait la richesse de la langue et qui permet d’exprimer toutes les nuances de sa pensée. Maîtriser parfaitement la langue est impossible… Le secrétaire de rédaction doit acquérir des réflexes de relecture-correction, se poser des questions et vérifier.

 

Même s’il y a souvent plusieurs façons de ponctuer une phrase donnée, les signes de ponctuation sont là pour faciliter la lecture et la compréhension. La ponctuation d’un article de journal a tout avantage à être sobre et à appuyer la structure grammaticale et le sens des phrases. La ponctuation fait partie du style de l’auteur, et sa modification peut changer le sens d’une phrase. Le secrétaire de rédaction doit donc être prudent et ne doit intervenir sur la ponctuation que si cela est nécessaire.

 

3 – La lisibilité mesure la facilité – et donc la rapidité – de lecture, et la mémorisation des textes lus. Face à l’abondance de l’information écrite, audiovisuelle et sur Internet, on a tout intérêt à faciliter la lecture de ses écrits. Les règles de lisibilité, issues d’expériences de lecture auprès d’échantillons représentatifs de la population, concernent le mot, la phrase et le paragraphe.

 

Le secrétaire de rédaction acquiert ainsi dans sa pratique des réflexes de relecture-correction qui permettent une adéquation entre la forme et le fond. Mais, s’il doit en premier lieu se mettre à la place du lecteur, il doit aussi respecter le travail du rédacteur : il est un interprète de la pensée de l’auteur et son rôle est d’améliorer l’article, pas de le transformer à son goût.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text]

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