Dis-moi quelle femme tu es, je te dirai quel leader tu seras

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Ariane Oclin et Katja Ingman, consultantes et formatrices au CFPJ, animent la formation  Leadership au féminin. Elles nous présentent leur vision du leadership et nous expliquent comment accompagner les femmes à prendre en main des postes à responsabilités.

 

Comment dirige-t-on lorsqu’on est une femme ? En quoi cela est-il différent du leadership au masculin ?
A.O. : Les mêmes qualités sont requises, que l’on soit dirigeant homme ou femme :
• rigueur de l’analyse,
• capacité à porter du sens,
• maîtrise de soi dans les situations difficiles…
En revanche, hommes et femmes n’ont pas les mêmes talents à apporter. Les études « Women Matter », réalisées par McKinsey, prouvent que « les entreprises ayant plus de femmes dans leurs comités de direction sont aussi celles qui sont les plus performantes financièrement ». Les femmes apportent une vision très pragmatique des enjeux, en même temps que de grandes capacités à « créer du lien ». Elles fonctionnent aussi plus souvent à l’instinct et se concentrent sur ce qui a profondément de la valeur pour elles, s’attachant moins aux signes de reconnaissances extérieurs que leurs collègues masculins. En un mot, elles préfèrent le verbe « s’épanouir » à celui de « réussir ».
K.I. : Je pense qu’il y a autant de styles de leadership que de dirigeantes et de dirigeants. In fine, nous avons toutes et tous besoin du masculin (yang) et du féminin (yin). Les femmes dirigeantes ont également une problématique et des freins qui leur sont propres. Par exemple, développer son marketing personnel, demander une augmentation de salaire ou briguer un poste à la hauteur de nos ambitions sont souvent vécus comme étant plus difficiles. La formation « Leadership au féminin » permet de prendre conscience de ces freins et de les relâcher et développer ensuite ses propres modes d’action.
Quelles sont les femmes dirigeantes, chefs d’entreprise, ou managers que vous prenez en exemple ?
AO : Sheryl Sandberg, numéro deux de Facebook, auteur du best-seller « En avant toutes », évoque simplement, et avec beaucoup d’humour, ses prises de conscience personnelles au fur et à mesure de sa carrière. Mais, dans une époque qui met en avant la RSE de l’entreprise, on peut citer également Anita Roddick, fondatrice de BodyShop, qui réconcilie éthique et business, en engageant son entreprise dans ses combats humanitaires et sociaux. Dans des styles très différents, je pense aussi à Christine Lagarde, patronne du FMI, avocate de formation, qui a fait le plus gros de sa carrière dans le cabinet international Baker et McKenzie aux Etats-Unis ; ou encore Mercedes Erra, présidente exécutive d’EuroRSCG Worldwide, qui montre la voie d’équilibres familiaux différents, en étant femme, mère et professionnelle.
K.I. : Je ne cherche pas forcément d’exemples de « leaders féminins » car je suis convaincue que chacun de nous est unique et incarne son propre style de leadership. Mais j’évoque souvent l’exemple de Sheryl Sandberg qui encourage les femmes à prendre leur place de professionnelle plutôt qu’être à l’écart, à participer au lieu d’observer. Tout comme équilibrer vie professionnelle/vie privée.
Pouvons-nous dire qu’être leader, c’est avoir un certain type de personnalité ? Est-ce inné ?
A.O. : Pour moi, le leadership se travaille avec de l’expérience et de l’humilité. Il est nécessaire que l’individu possède un certain nombre de qualités évidentes au départ et, en particulier, des capacités d’adaptation et de réflexion qui puissent s’appuyer sur des valeurs fortes. Les qualités de communication sont essentielles, mais elles peuvent s’acquérir et être renforcées, notamment au travers de la formation.
K.I. : Faire briller nos talents, nos pépites d’or comme je les appelle, passe également par la pleine acceptation de qui nous sommes, point de départ indispensable pour développer un leadership authentique.

 

Comment abordez-vous cela en formation ? Quelle est votre approche pédagogique ?
K.I. : C’est en forgeant qu’on devient forgeron, et tout forgeron se doit de connaître ses forces et ses axes de progrès, ses atouts et les freins qui l’empêchent de les optimiser. La formation « Leadership au féminin » part donc d’un diagnostic sur les compétences de chacune et permet ensuite de les développer en alternant exercices de communication filmés basés sur le quotidien des participantes, un travail sur soi, des échanges avec le groupe et des apports en outils et stratégies.
A.O. : Comme je l’ai dit, il y a des techniques, qui « s’apprennent » : comment avoir de la présence physique et vocale, quelles techniques verbales m’aideront à affirmer mon point de vue, à « oser » en maîtrisant mieux mes émotions, comment faire lorsque j’affronte une attaque déloyale en codir… Tout cela, nous le travaillons au travers de mises en situations, souvent filmées, associées à des points d’appui théoriques. Il s’agit donc d’une pédagogie très interactive et nous partons toujours des problématiques individuelles. C’est l’opportunité que nous offre le fait de travailler avec de tout petits groupes (4/5 personnes maximum). Nous proposons également une journée centrée sur le marketing de soi, car il est vrai qu’on ne peut progresser si l’on ne sait pas soi-même ce que l’on veut atteindre, et savoir (apprendre pour certaines) se projeter dans son futur est essentiel.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_column_text][/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][dt_gap height= »20″][dt_quote font_size= »normal »]KI  Katja Ingman, est consultante-formatrice d’origine finlandaise avec plus de 20 ans d’expérience professionnelle dans la formation en Suisse, en Finlande et, depuis 2000, en France. Elle intervient sur le leadership, le management et la communication, de l’équipe interne à l’international, dans le cadre de formations et d’accompagnement individuel.

« La graine se souvient de l’arbre qu’elle sera » (Lao-Tseu) ; autrement dit, nous portons en nous un potentiel immense, il suffit d’en prendre conscience, puis d’en prendre soin, de l’aider à pousser. »

 

 

 

AO  Ariane OCLIN, consultante, formatrice et coach spécialisée en Communication et Gestion du Stress, accompagne plus de 3 000 professionnels sur ces problématiques depuis 12 ans.

« Mes accompagnements se fondent sur une approche globale de l’individu (corps et esprit), qui lui-même fait partie prenante d’un « système » complexe (l’organisation et son environnement). »[/dt_quote][/vc_column][/vc_row]